
Un an après sa signature, l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, négocié avec le soutien de Donald Trump, suscite des interrogations. Alors que les parties prenantes avaient promis une désescalade dans la région des Grands Lacs, la situation sécuritaire sur le terrain reste précaire.
Le document, paraphé en juin 2025, visait à mettre fin aux tensions liées à la présence de groupes armés, notamment le M23, dans l’est de la RDC. Les États-Unis, sous l’administration Trump, avaient joué un rôle de médiateur clé, exhortant les deux capitales à trouver une issue diplomatique.
Aujourd’hui, le bilan est nuancé. Si le cessez-le-feu a globalement tenu dans certaines zones, des affrontements sporadiques continuent d’être signalés. Les populations déplacées peinent à rentrer chez elles, et la question du désarmement des milices reste entière. Les observateurs soulignent que sans un suivi international renforcé, les acquis de cet accord risquent de s’effriter.
De son côté, la communauté internationale attend des gestes concrets de la part de Kigali et Kinshasa. L’avenir de la médiation américaine, désormais entre les mains de la nouvelle administration, est incertain. Ce premier anniversaire est donc l’occasion de dresser un constat sans complaisance sur les progrès et les défis qui persistent.