L’Angleterre et Bukayo Saka écrivent une page inédite en Coupe du monde
Bukayo Saka, l’ailier d’Arsenal, rayonnait après avoir contribué à la troisième place de l’Angleterre en Coupe du monde, un exploit inédit depuis six décennies. Les Three Lions ont dominé la France (6-4) lors de la petite finale, malgré un début de match qui a laissé planer le doute sur leur capacité à rivaliser avec les Bleus.
Un parcours semé de défis et de rebondissements, l’Angleterre a finalement gravi une marche supplémentaire dans son histoire footballistique. Après deux échecs en petite finale (1990 face à l’Italie et 2018 contre la Belgique), les joueurs de la sélection ont brisé la malédiction en s’imposant avec panache.
« C’était un match complètement fou, confie Saka, encore sous le coup de l’émotion. Nous étions tous les deux déçus de ne pas accéder à la finale, mais nous avons voulu offrir au pays un résultat historique. Et nous y sommes parvenus. »
Une performance collective remarquée
Les Three Lions ont su rebondir après une première mi-temps où tout souriait. Menés 4-0 à la pause, les joueurs anglais ont renversé la tendance en seconde période, marquant deux buts décisifs pour s’adjuger la victoire.
Un triplé pour Saka et un symbole fort : c’est avec un sourire radieux que l’ailier d’Arsenal a célébré son exploit personnel. Troisième buteur de l’équipe, il a marqué l’histoire en devenant le premier Anglais à inscrire un triplé en Coupe du monde depuis plus d’un demi-siècle.
« La première période nous a été très favorable, explique-t-il. Ils ont repris l’avantage en seconde mi-temps, mais nous avons su garder notre sang-froid pour marquer ces deux buts décisifs. »
Le penalty décisif et l’esprit d’équipe
Saka a profité d’un penalty pour sceller le score, une occasion qu’il a saisie avec sérénité. Jude Bellingham, habituellement désigné pour tirer les penaltys, a spontanément cédé sa place à son coéquipier.
« Jude ne voulait pas tirer. Il m’a dit : ‘Vas-y, tu vas marquer ce triplé !’ raconte Saka, visiblement ému. Il a gardé le ballon un moment, puis je me suis préparé mentalement. C’était clair que j’allais le tirer. »
Une preuve supplémentaire de la cohésion qui règne dans le vestiaire anglais, où chaque joueur semble prêt à se sacrifier pour le collectif.
Un avenir prometteur malgré les regrets
Bukayo Saka, qui fêtera ses 25 ans en septembre, n’a pas caché ses regrets de ne pas avoir plus joué durant le tournoi. Remplaçant en demi-finale contre l’Argentine, il a su saisir sa chance pour briller.
« Bien sûr, j’aurais aimé jouer davantage, admet-il. Mais ce n’est pas le moment de ruminer. Je préfère me concentrer sur le terrain. Nous avons tourné la page, et maintenant, c’est l’heure de préparer la suite. »
Avec la Ligue des nations qui se profile à l’horizon, Saka et ses coéquipiers n’auront pas le temps de s’attarder sur ce succès. Leur prochain défi ? Affronter l’Espagne dès la reprise, dans un match qui s’annonce déjà comme un choc de prestige.