Arsenal à un souffle du sacre en Premier League après une victoire étriquée face à Burnley
Le match n’a pas été une démonstration de football, mais Arsenal a su garder son sang-froid pour s’imposer 1-0 face à Burnley, déjà relégué, grâce à une réalisation de Kai Havertz en première mi-temps. L’attaquant allemand s’est élevé pour reprendre un centre de Bukayo Saka, malgré un tacle douteux en fin de rencontre. Avec cette victoire, les Gunners n’ont plus qu’à attendre les résultats de Manchester City mardi soir face à Bournemouth pour s’assurer du titre.
Les Nord-Londoniens seront champions si les Citizens perdent ou font match nul à Bournemouth, une hypothèse plausible après les dernières performances des Cherries. En cas de faux pas de City, Arsenal devra tout de même battre Crystal Palace lors de la dernière journée, tandis que leurs rivaux recevront Aston Villa.
Un match tendu et une victoire laborieuse
Dès le coup d’envoi, le scénario s’est dessiné : Burnley, regroupé en défense, a tout fait pour étouffer Arsenal. Les Gunners, malgré une domination évidente, ont peiné à franchir le dernier rempart. Leandro Trossard a frôlé l’ouverture du score après un une-deux avec Eberechi Eze, tandis que Bukayo Saka a adressé un centre dangereux dans la surface.
Les Londoniens ont cru obtenir un penalty à la 34e minute après un contact entre Saka et Lucas Pires, mais l’arbitre n’a pas sifflé la faute. La seconde période a été tout aussi crispante : Eze a gaspillé deux occasions en or, dont une volée repoussée par le gardien de Burnley.
Havertz a de nouveau été au cœur de l’action, évitant de justesse l’expulsion après un tacle sur Lesley Ugochukwu, jugé non grave par l’arbitre et le VAR. Malgré une fin de match décousue, Arsenal a tenu bon pour s’offrir trois points précieux.
Les notes des joueurs d’Arsenal contre Burnley
Gardien et défense
- David Raya (6/10) : Peu sollicité, il a tout de même réalisé un arrêt réflexe sur une frappe précoce.
- Cristhian Mosquera (6/10) : Solide en relance, il a tenté de créer du jeu avec Saka et a bien défendu quand nécessaire.
- William Saliba (6/10) : Toujours précis dans ses passes, il a contenu la puissance de Zian Flemming.
- Gabriel Magalhaes (6/10) : Projeté en milieu offensif, il a contribué à la construction des attaques.
- Riccardo Calafiori (6/10) : Positionné intelligemment, il a offert des options en phase offensive sans commettre d’erreur.
Milieu de terrain
- Declan Rice (7/10) : Efficace dans la récupération, il a protégé l’avance en interceptant un ballon décisif dans la surface.
- Martin Ødegaard (6/10) : Trop individualiste à certains moments, il a tout de même cherché à faire avancer le jeu.
- Eberechi Eze (6/10) : Malchanceux, il a gâché deux occasions en or et a été sifflé pour une passe imprécise.
Attaque
- Bukayo Saka (7/10) : Auteur d’un corner parfait pour Havertz, il a aussi failli marquer et s’est investi en défense.
- Kai Havertz (7/10) : A ouvert le score d’une tête précise, puis a évité l’expulsion avant d’être remplacé.
- Leandro Trossard (7/10) : Son tir puissant a heurté le poteau, mais il a montré de la mobilité et de l’intelligence de mouvement.
Remplaçants et entraîneur
- Piero Hincapie (6/10) : Moins influent que Calafiori, il a assuré la fin de match sans risque.
- Viktor Györkös (6/10) : Actif dans les duels, il n’a pas réussi à sceller la victoire.
- Myles Lewis-Skelly (6/10) : S’est battu au milieu de terrain dans un match de plus en plus brouillon.
- Gabriel Martinelli (non noté) : Entré en fin de match pour gérer le temps additionnel.
- Martin Zubimendi (N/A) : Utilisé pour contrôler le tempo.
- Mikel Arteta (6/10) : L’entraîneur a privilégié le résultat à la performance. Une victoire étroite, mais suffisante pour garder le titre à portée de main.
Ce qu’il reste à faire pour Arsenal
Arsenal n’a plus qu’un match à jouer, mais tout dépendra des résultats de Manchester City. Si les Citizens perdent ou font match nul face à Bournemouth, les Gunners seront champions. Dans le cas contraire, ils devront battre Crystal Palace lors de la dernière journée pour l’emporter. Une chose est sûre : la tension est à son comble, et chaque point compte.