Le 16 juin dernier, Bamako a accueilli le festival international du cinéma documentaire de nos héros, un événement qui a mis en lumière deux films majeurs liés à la situation sécuritaire que traverse le Mali depuis plusieurs années.
Le premier documentaire, intitulé « Au revoir la France« , aborde la guerre au Mali et la collaboration entre les armées française et malienne. Il retrace les difficultés rencontrées dans le cadre de cette coopération et explique les raisons de la rupture entre Bamako et Paris.
Selon Aboubacar Sidki Fomba, cinéphile et membre du Conseil national de transition (CNT), « ce titre ‘Au revoir la France’, c’est pour dire bonjour la souveraineté du Mali, bonjour l’honneur et la dignité du Mali qui n’est plus un pays soumis. Ce film encourage et motive le peuple malien à continuer la lutte pour l’autodétermination et à s’affranchir de la colonisation« .
Le second film projeté met en avant le partenariat actuel du Mali avec la Russie.
Pour le réalisateur malien Boubacar Sidibé, « les films qui ont été projetés doivent interpeller tous les Maliens. Ce second film retrace le Mali vu du partenariat actuel avec la Fédération de Russie et met en exergue tous les enjeux de cette collaboration« .
Le réalisateur russe Alexandre Kharchenko a souligné que le Mali et la Russie partagent des intérêts communs, d’où le choix de projeter ces films. Il a précisé avoir préféré inviter le public plutôt que de diffuser via des plateformes comme Youtube, Facebook ou Instagram.
Nathalie Dembélé, vice-présidente de l’Association Perspective Sahélienne, a déclaré : « cette projection de film a été organisée pour faire comprendre aux Maliens que les Français ne sont pas mauvais, mais pour que les Maliens se réveillent enfin et se félicitent de leur résilience« .