Une chercheuse britannique a mis en lumière l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle par le groupe Boko Haram dans ses opérations militaires. Selon son étude, ce recours systématique à l’IA s’inscrit dans une stratégie visant à optimiser l’efficacité des attaques perpétrées depuis plus de deux décennies dans le nord du Nigeria.
L’intelligence artificielle s’immisce dans tous les aspects de notre quotidien, et les organisations terroristes n’hésitent pas à exploiter cette technologie pour leurs propres intérêts. Les conclusions d’une récente recherche menée par une spécialiste anglaise révèlent que Boko Haram, actif depuis plus de vingt ans dans le nord du Nigeria, intègre désormais systématiquement l’IA dans ses processus décisionnels militaires.
Des formations militaires assistées par l’IA
Les djihadistes suivent des sessions de formation structurées autour de présentations et de projections pour maîtriser les outils d’intelligence artificielle. Grâce à ces compétences nouvellement acquises, ils prétendent avoir réussi à réactiver des armes étrangères en les nettoyant avec du diesel, une méthode suggérée par des systèmes d’IA. Des plateformes comme ChatGPT, Grok ou Gemini auraient également formé les combattants à la fabrication d’explosifs plus performants pour les combats.
L’IA au service de la tactique militaire
Un exemple marquant illustre cette intégration : des terroristes auraient appris à traverser un fossé à moto, à l’image des scènes cinématographiques, pour attaquer une base militaire nigériane. Cette innovation tactique, rendue possible grâce à l’intelligence artificielle, souligne la transformation de cette technologie en outil opérationnel au sein des groupes islamistes.
Alors que l’IA était déjà utilisée pour perfectionner leur propagande, les organisations djihadistes l’exploitent désormais comme un levier stratégique. Le slogan « Allah nous a aidé, l’IA nous aidera aussi », scandé au sein des rangs de Boko Haram, résume cette nouvelle approche militaire où la technologie se mêle à la radicalisation.