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Champs écoles paysans au Tchad : une solution locale pour la sécurité alimentaire

Découvrez comment les champs écoles paysans (CEP) transforment l’agriculture au Tchad, en particulier dans la région du Guéra. Ces initiatives, soutenues par des programmes comme Nachbo (« nous serons rassasiés » en arabe), forment les agriculteurs aux techniques durables pour booster leurs récoltes et renforcer la sécurité alimentaire.

Des CEP pour révolutionner les pratiques agricoles au Tchad

Les champs écoles paysans sont bien plus qu’un simple concept : ils représentent une méthode pédagogique concrète pour les producteurs locaux. En s’appuyant sur des itinéraires techniques adaptés, ces programmes aident les agriculteurs à optimiser la gestion des sols et à diversifier leurs cultures. Résultat ? Une augmentation notable de leur production après seulement quelques années de mise en œuvre.

Un agriculteur délimite sa parcelle dans le cadre d'un champ école paysan au Tchad

Un projet qui redonne espoir aux producteurs locaux

Le programme Nachbo, mis en œuvre par SOS Sahel, illustre parfaitement l’impact des CEP. En adoptant des techniques culturales adaptées, les agriculteurs améliorent leur productivité tout en luttant contre l’insécurité alimentaire. Un cycle de formation s’étend généralement sur 5 mois, de janvier à juin, période où les pluies sont attendues. Cette initiative s’inscrit également dans une démarche d’adaptation aux changements climatiques, un enjeu majeur pour la région.

Des résultats concrets et mesurables

Les retombées positives des CEP sont visibles sur le terrain. Les agriculteurs formés voient une hausse de leurs rendements et une meilleure résilience face aux aléas climatiques. Ces formations leur permettent aussi de diversifier leurs cultures, réduisant ainsi les risques de pénurie alimentaire.

Le fonctionnement des champs écoles paysans

  • Apprentissage pratique : Les producteurs sont accompagnés par des animateurs communautaires, comme Younous Mahadjir, qui les guident dans l’application des techniques culturales.
  • Durée adaptée : Chaque session dure environ 5 mois, avec des cycles synchronisés sur les saisons des pluies.
  • Approche collaborative : Les CEP favorisent l’échange de bonnes pratiques entre agriculteurs, renforçant ainsi la solidarité locale.
Younous Mahadjir, animateur communautaire au Tchad, dans un champ école paysan

Témoignages et acteurs clés du projet

Etienne Djedangombaye, directeur pays de SOS Sahel au Tchad, souligne que ces formations sont essentielles pour :

  • Lutter contre l’insécurité alimentaire.
  • Renforcer les compétences des agriculteurs.
  • Encourager des pratiques agricoles durables.

Younous Mahadjir, animateur communautaire basé à Bitkine (Guéra), partage son expérience : « Les CEP permettent aux producteurs de redécouvrir des techniques ancestrales tout en intégrant des innovations modernes. »

Une initiative qui s’étend et inspire

Bien que centré sur le Tchad, ce modèle inspire d’autres pays africains, comme le Burkina Faso, où des programmes similaires ont été mis en place pour soutenir les agriculteurs. Ces initiatives montrent que l’agriculture durable est un levier puissant pour la sécurité alimentaire.

Champs écoles paysans au Tchad : une solution locale pour la sécurité alimentaire
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