une progression remarquable dans le classement mondial des TIC
La Côte d’Ivoire affiche une avancée significative dans le domaine du numérique, selon la dernière édition de l’Indice de développement des TIC (IDI) publié par l’Union internationale des télécommunications. En l’espace d’un an, le pays a vu son score global s’améliorer de 4 %, passant de 69,5 points en 2025 à 72 points en 2026. Cette progression reflète les efforts soutenus déployés pour renforcer les infrastructures et stimuler l’adoption des technologies par les acteurs économiques et les citoyens.
Cette dynamique s’inscrit pleinement dans les priorités définies par le Plan national de développement (PND) et la Stratégie nationale du numérique, qui placent la digitalisation et la modernisation des réseaux télécoms au cœur de la stratégie de croissance économique du pays.
une place de choix sur le continent africain
Avec un score de 72 points, la Côte d’Ivoire se positionne comme l’une des économies numériques les plus performantes d’Afrique. Elle occupe le 15ᵉ rang continental, devançant largement la moyenne africaine, qui s’établit à 59 points. Cette performance témoigne de la capacité du pays à tirer parti des opportunités offertes par le numérique pour accélérer son développement.
les deux piliers d’une économie numérique en pleine expansion
Pour évaluer cette progression, l’UIT s’appuie sur deux critères majeurs : la connectivité universelle et la connectivité significative. Ces indicateurs permettent d’analyser à la fois l’accès de base aux technologies et leur utilisation avancée par les populations.
connectivité universelle : un accès élargi aux technologies numériques
Ce premier pilier mesure l’adoption des outils numériques par la population. En Côte d’Ivoire, le score atteint 64,9 points, un niveau bien supérieur à la moyenne africaine de 38,1 points. Plusieurs facteurs expliquent cette performance :
- 73,1 % des particuliers possèdent un téléphone mobile ;
- 70,8 % des Ivoiriens utilisent régulièrement Internet ;
- 58,7 % des foyers disposent d’une connexion Internet à domicile ;
- 84,1 abonnements actifs au haut débit mobile pour 100 habitants.
connectivité significative : des infrastructures performantes et accessibles
Le second pilier évalue la qualité des réseaux et l’accessibilité financière des services. La Côte d’Ivoire y affiche un score de 79 points, dépassant la moyenne africaine de 65 points. Les atouts du pays incluent :
- une couverture 3G à 98 % et 4G/LTE à 90 % de la population ;
- des tarifs mobiles et vocaux représentant seulement 1,8 % du revenu national brut (RNB) par habitant, avec un indice d’accessibilité financière de 95,8/100 ;
- des forfaits haut débit fixe à 4,8 % du RNB par habitant, générant un indice de 87/100.
Ces données soulignent une accessibilité financière parmi les plus attractives du continent, favorisant une adoption massive des services numériques.
des marges de progression pour une utilisation optimale
Malgré ces résultats encourageants, certains indicateurs révèlent un potentiel encore inexploité. Par exemple :
- la consommation moyenne de données mobiles s’élève à 32,7 gigaoctets par abonnement, avec un score de trafic de 51,5 points ;
- le trafic fixe à haut débit atteint 893,9 gigaoctets par abonnement, pour un score de 73,7 points.
Ces chiffres montrent que, si l’accès et la couverture de base sont désormais bien établis, l’utilisation avancée des services numériques et la consommation de données à haut débit restent des leviers de croissance à développer.
la Côte d’Ivoire dans le palmarès africain de l’économie numérique
Le classement continental de l’UIT place la Côte d’Ivoire au 15ᵉ rang parmi les économies numériques africaines. Elle devance des pays comme le Sénégal (72,8 points) et le Ghana (75,6 points), mais se situe derrière des leaders comme le Maroc (89,2 points), l’Île Maurice (89,1 points) et l’Algérie (87,8 points).
Cette position reflète une dynamique positive, mais aussi l’existence d’opportunités pour renforcer encore davantage l’écosystème numérique ivoirien et accélérer son intégration dans l’économie mondiale.