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Défis sécuritaires : le Tchad face aux conflits communautaires

Tchad

défis sécuritaires : le Tchad face aux conflits communautaires

Le ministre tchadien de la Sécurité publique et de l’Immigration lance un appel à l’union sacrée contre la montée des violences intercommunautaires, insistant sur l’urgence d’une stratégie concertée pour préserver la cohésion nationale.

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défis sécuritaires : le Tchad face aux conflits communautaires

Lors d’une séance plénière tenue ce lundi 1er juin 2026 sous la présidence du Dr Haroun Kabadi, président du Sénat, les défis sécuritaires du Tchad ont été au cœur des débats. Les sénateurs ont examiné, avec le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le général Ali Ahmat Aghabache, les violences intercommunautaires qui minent la stabilité du pays et fragilisent la paix sociale.

Le haut responsable gouvernemental a présenté un bilan détaillé des actions menées par les autorités pour endiguer la spirale de la violence et restaurer la confiance entre les communautés. Interrogé sur les tensions dans les provinces les plus exposées, le général Aghabache a reconnu l’ampleur des défis, tout en détaillant les mesures concrètes mises en œuvre pour y faire face.

Selon les chiffres officiels communiqués à la Haute Assemblée, les affrontements entre groupes communautaires ont fait 318 morts et 3 015 blessés entre 2024 et 2025. Ces violences ont également causé des dégâts matériels considérables, touchant des milliers de foyers à travers le territoire. Le ministre a souligné que ces statistiques reflètent une crise profonde, mettant en péril la cohésion nationale et les ambitions de développement du Tchad.

Face à cette situation, le gouvernement a déployé une stratégie multidimensionnelle pour sécuriser les populations et prévenir l’escalade des conflits. Parmi les mesures phares annoncées :

  • Un renforcement des patrouilles dans les zones à haut risque, avec l’acquisition de moyens mobiles modernes, notamment des motos, pour une intervention rapide ;
  • Le recrutement de 1 000 policiers et 1 000 gendarmes, destinés à étoffer les effectifs et à densifier le dispositif sécuritaire ;
  • Une meilleure coordination entre les forces de l’ordre et les acteurs locaux pour une réponse adaptée aux réalités du terrain.

Le ministre a réitéré l’engagement du pouvoir exécutif à rapprocher les forces de sécurité des citoyens, tout en insistant sur la nécessité d’une approche globale. Selon lui, la lutte contre les violences intercommunautaires ne peut se limiter à une réponse purement sécuritaire. Il a appelé à une mobilisation collective, associant les acteurs administratifs, traditionnels, religieux et la société civile, pour promouvoir le dialogue et la médiation.

Cette séance a permis de rappeler que la stabilité du Tchad repose sur un équilibre fragile, mais aussi sur une volonté politique sans faille. Les institutions de la République réaffirment leur détermination à préserver la paix, à renforcer l’unité nationale et à garantir la sécurité de chaque Tchadien, où qu’il se trouve.

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