Un récit qui glace le sang. Joseph Figueira, chercheur de nationalités belge et portugaise, raconte avec une franchise bouleversante les deux années d’enfer qu’il a traversées en Centrafrique. Arrêté le 26 mai 2024 à Zemio, dans le sud-est du pays, il a été détenu par des mercenaires du groupe Wagner avant d’être libéré pour raisons humanitaires le 7 avril dernier. Depuis le Portugal, où il tente de se reconstruire auprès de sa famille, il partage son expérience traumatisante avec Christophe Boisbouvier.
Un calvaire de deux ans entre les mains de Wagner
Dans l’enclave de Bria, cœur de l’horreur, Joseph Figueira a frôlé la mort à plusieurs reprises. Ses geôliers, des mercenaires russes du groupe Wagner, l’ont maintenu captif dans des conditions indescriptibles. Comment en est-il arrivé là ? A-t-il été une cible fortuite ou, au contraire, une pièce maîtresse dans une stratégie de propagande politique ? Ces questions, il les affronte désormais avec lucidité, depuis les rives du Tage, où il tente de panser ses blessures.
Un témoignage qui questionne la sécurité des humanitaires en zone de conflit
Son récit pose un miroir devant la réalité des travailleurs humanitaires en Centrafrique. Pourquoi un chercheur a-t-il été pris pour cible ? Son arrestation à Zemio marque-t-elle le début d’une opération ciblée ou une coïncidence tragique ? Les réponses restent floues, mais une chose est sûre : son calvaire illustre les dangers grandissants pour ceux qui œuvrent dans les zones sous influence des groupes armés.
Libération humanitaire : un sursis ou une victoire ?
Après plus de 22 mois de détention, Joseph Figueira a recouvré la liberté le 7 avril. Une libération accordée pour raisons humanitaires, mais qui ne clôt pas le débat. Que reste-t-il de ce cauchemar ? Quelles séquelles physiques et psychologiques a-t-il subies ? Et surtout, cette affaire va-t-elle faire évoluer les mécanismes de protection des humanitaires en Centrafrique ?