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Durée sessions parlementaires Cameroun : un débat sur l’efficacité de l’Assemblée nationale

Assemblée nationale du Cameroun : l’ombre d’une réforme sur la durée des sessions parlementaires

La durée des sessions parlementaires au Cameroun soulève des interrogations sur l’efficacité de l’Assemblée nationale. Guibai Gatama, figure médiatique camerounaise, met en lumière les limites d’un calendrier législatif jugée trop restreint face aux enjeux nationaux.

Un calendrier parlementaire jugé insuffisant pour les missions des députés

Avec seulement trois sessions ordinaires de 30 jours par an, l’Assemblée nationale camerounaise peine à remplir ses missions constitutionnelles. Guibai Gatama souligne que les députés camerounais disposent en réalité de moins de quarante-cinq jours de travail effectifs par an, contre plusieurs mois pour leurs homologues d’autres pays africains.

Dans la pratique, les séances plénières s’étendent rarement au-delà de quinze jours par session, réduisant considérablement le temps consacré à l’examen des lois, au contrôle gouvernemental et à la représentation des citoyens. Une situation qui, selon le journaliste, handicape gravement la capacité du Parlement à répondre aux défis politiques et sociaux du Cameroun.

Comparaison régionale : des pays africains aux sessions prolongées

Pour illustrer l’écart, Guibai Gatama établit des comparaisons avec plusieurs nations africaines. Au Tchad, au Sénégal ou encore en Côte d’Ivoire, les parlementaires siègent entre huit et neuf mois par an. Le Nigeria, quant à lui, fonctionne presque en continu, avec des sessions parlementaires quasi permanentes.

Ces exemples soulignent un déséquilibre structurel : le Cameroun consacre moins de 15% de l’année à l’activité législative, un ratio qui interroge sur la représentativité et l’efficacité du système démocratique camerounais.

Réformer le calendrier pour renforcer la démocratie camerounaise

Face à cette situation, Guibai Gatama appelle à l’ouverture d’un débat national sur la durée des sessions parlementaires. Son plaidoyer repose sur trois arguments principaux :

  • Un contrôle accru de l’action publique : des sessions plus longues permettraient aux députés d’exercer pleinement leur rôle de surveillance des institutions.
  • Une meilleure élaboration des lois : un calendrier étendu faciliterait l’examen approfondi des textes législatifs, évitant les précipitation et les lacunes.
  • Un rapprochement avec les citoyens : des sessions prolongées donneraient l’opportunité aux députés de mieux cerner les réalités locales et de répondre aux attentes des populations.

Le journaliste considère que l’Assemblée nationale camerounaise « vit en marge de la Nation », un constat qui justifie selon lui une réforme urgente du calendrier parlementaire. Pour lui, une démocratie mature se mesure aussi à l’aune de l’engagement de ses institutions.

Vers une Assemblée nationale plus réactive ?

Les propositions de Guibai Gatama s’inscrivent dans un contexte où la pression citoyenne pour une gouvernance plus transparente et efficace ne cesse de croître. Une réforme de la durée des sessions parlementaires pourrait ainsi contribuer à restaurer la confiance dans les institutions démocratiques camerounaises.

Reste à savoir si les décideurs politiques camerounais seront sensibles à cet appel, alors que le pays fait face à des défis économiques et sociaux majeurs nécessitant une réponse législative et parlementaire à la hauteur des enjeux.

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