L’ambassadeur de France au Cameroun, Sylvain Riquier, a récemment abordé la question sensible de l’absence de félicitations officielles de l’Élysée après la présidentielle d’octobre 2025. Invité de l’émission « La Vérité en face » diffusée le 19 juillet 2026 sur Equinoxe Tv, il a apporté des éclaircissements sur cette position inhabituelle.
Un changement de protocole après l’élection de 2025
Traditionnellement, après chaque scrutin présidentiel au Cameroun, la France adressait des messages de félicitations aux autorités camerounaises. En 2018, comme lors des précédents scrutins, Paris avait respecté ce rituel diplomatique. Pourtant, en octobre 2025, l’Élysée a opté pour une approche radicalement différente : aucune lettre publique n’a été publiée.
Cette absence de communication officielle a suscité des interrogations, notamment dans les médias camerounais. Lors de son passage à l’antenne, Sylvain Riquier a confirmé cette réalité : « Je ne crois pas avoir vu de lettre publique. Vous l’auriez vu également. » Une réponse qui laisse planer le doute sur les motivations de cette discrétion.
Yaoundé et Paris : une coopération toujours active
Face aux spéculations sur un éventuel refroidissement des relations franco-camerounaises, l’ambassadeur français a tenu à rassurer. Selon lui, ce silence diplomatique ne reflète en rien un affaiblissement des liens entre les deux pays. « Il n’y a pas eu de lettre publique à ce moment-là. Voilà. Nous avons constaté que l’élection a eu lieu voilà. Je pense que cela ne nous empêche pas d’avoir des relations avec les autorités, notamment une coopération continue. Je suis là, j’ai un homologue camerounais à Paris. »
Il a ajouté que les échanges entre Yaoundé et Paris restent solides, malgré l’absence de félicitations publiques : « Il y a cette coopération entre les deux États. Il n’y a pas de point de vue de doute. S’il n’y a pas eu de lettre, cela n’empêche pas qu’il y ait des relations normales entre nos deux États, entre les deux gouvernements et les deux présidents. »
Des échanges protocolaires maintenus
L’ambassadeur a insisté sur le maintien des échanges diplomatiques à travers d’autres canaux. « Le président de la République française n’a pas jugé nécessaire de faire une lettre rendue publique. La coopération continue, il y a eu des échanges de lettres à l’occasion de nos fêtes nationales respectives. » Une manière de rappeler que les relations franco-camerounaises ne se limitent pas aux seuls scrutins électoraux.
Cette position mesurée de la France pourrait s’expliquer par une volonté de ne pas s’impliquer trop rapidement dans des résultats contestés, tout en préservant les partenariats stratégiques existants.