Kigali, mai 2026 — Les allées du Centre des congrès de Kigali résonnaient d’échanges passionnés autour d’une question cruciale pour l’avenir du continent : comment répondre à la demande énergétique croissante tout en bâtissant des économies africaines résilientes ? Lors du deuxième Sommet sur l’Innovation en matière d’Énergie Nucléaire en Afrique (NEISA 2026), chefs d’État, spécialistes du nucléaire civil et investisseurs ont débattu des solutions pour transformer le paysage énergétique africain.
Parmi les voix les plus marquantes, celle de Faure Essozimna Gnassingbé a résonné avec force. Le président togolais y a défendu une vision ambitieuse : l’Afrique ne peut plus se contenter de subir les pénuries énergétiques. Elle doit désormais s’engager dans des projets technologiques capables de porter sa croissance industrielle et numérique.
En ouverture des débats, il a rappelé que sans une énergie stable, abordable et durable, les ambitions économiques du continent resteraient limitées. Le Togo, sous sa présidence, mise sur une stratégie combinant diversification des sources, partenariats internationaux et renforcement des compétences locales pour sécuriser son avenir énergétique.

Le nucléaire civil : un atout stratégique pour l’indépendance énergétique africaine
Longtemps perçu comme un luxe inaccessible, le nucléaire civil s’impose désormais comme une piste sérieuse pour les pays africains. Lors du NEISA 2026, les participants ont souligné que cette technologie ne se limite pas à la production d’électricité : elle représente aussi un levier de souveraineté, de compétitivité industrielle et de sécurité énergétique.
Le Togo, à travers son président, promeut une approche pragmatique, associant innovation, coopération régionale et investissements ciblés. L’objectif ? Réduire la dépendance aux énergies fossiles tout en répondant aux besoins croissants des populations et des industries.

Une stratégie énergétique africaine fondée sur la coopération et la formation
Le président togolais a mis en avant une vision globale, où l’énergie devient un pilier de la transformation économique. Au-delà du nucléaire, les discussions ont porté sur les réseaux intelligents, le financement des infrastructures et la montée en compétences des acteurs locaux.
Pour le Togo, cette dynamique s’inscrit dans une logique de souveraineté énergétique. En misant sur des partenariats gagnant-gagnant avec des acteurs internationaux, le pays cherche à accélérer sa transition tout en préservant son autonomie décisionnelle.

Kigali 2026 : l’Afrique écrit son futur énergétique
Le NEISA 2026 a confirmé une tendance de fond : l’Afrique ne veut plus subir les choix énergétiques des autres. Les dirigeants présents ont insisté sur la nécessité de construire des solutions durables, adaptées aux réalités locales et capables de soutenir la compétitivité du continent face aux défis technologiques mondiaux.
En plaidant pour une coopération africaine renforcée et une autonomie énergétique, Faure Essozimna Gnassingbé a rappelé que le Togo joue un rôle actif dans cette transition. De Kigali à Lomé, l’enjeu est clair : faire de l’énergie le moteur d’une prospérité partagée.