Niger Eveil

Média d'éveil citoyen pour le Niger, offrant une information rigoureuse, indépendante et engagée.

Niger Eveil

Média d'éveil citoyen pour le Niger, offrant une information rigoureuse, indépendante et engagée.

Félix Tshisekedi impose un virage fiscal pour dynamiser l’industrie minière en RDC

Félix Tshisekedi appelle à une fiscalité minière plus souple en République démocratique du Congo

Le président de la République démocratique du Congo a donné des consignes claires aux autorités fiscales : adoucir le recouvrement des impôts auprès des entreprises minières. Une décision motivée par la volonté de préserver l’attractivité du secteur, pilier de l’économie congolaise.

Félix Tshisekedi lors d'un discours officiel

La RDC, premier producteur mondial de cobalt et deuxième en Afrique pour le cuivre, dépend largement de ces ressources pour ses exportations. Cependant, les méthodes de recouvrement fiscal appliquées ces derniers mois, jugées trop brutales, menacent cette dynamique. Félix Tshisekedi dénonce des pratiques comme les saisies de comptes bancaires ou les gels d’actifs, qu’il qualifie d’imprévisibles et de contre-productives.

Pour le chef de l’État, ces mesures alourdissent les coûts pour les opérateurs et risquent de freiner les investissements étrangers, essentiels au développement du pays. Son objectif ? Un secteur minier performant, transparent et stable, capable d’attirer durablement les capitaux internationaux.

Priorité au dialogue et à la prévisibilité fiscale

Dans le cadre du Conseil des ministres, Félix Tshisekedi a exigé que les administrations fiscales privilégient les mécanismes de concertation. Les entreprises doivent être notifiées en amont et des solutions négociées doivent primer sur les mesures coercitives. Le président a insisté sur la nécessité d’un cadre juridique clair et d’une administration prévisible, gages de confiance pour les investisseurs.

Cette orientation s’inscrit dans une logique de partenariat gagnant-gagnant, où l’État congolais et les acteurs miniers collaborent pour maximiser les retombées économiques. Félix Tshisekedi a également souligné l’importance d’un dialogue permanent entre les pouvoirs publics et les entreprises du secteur.

Tensions passées et défis persistants

Ces directives interviennent après des mois de tensions entre Kinshasa et plusieurs multinationales. En 2025, l’Inspection générale des finances avait pointé du doigt des sous-déclarations massives de revenus, notamment chez des géants comme le chinois CMOC ou le suisse Glencore. Ces groupes avaient fermement rejeté les accusations, dénonçant des pressions fiscales excessives.

Récemment, les autorités fiscales avaient même suspendu les activités locales de Glencore, un geste qui avait ravivé les débats sur l’équilibre entre rigueur fiscale et attractivité économique. Le groupe helvétique, tout en niant toute irrégularité, affirme maintenir un dialogue constructif avec les autorités congolaises.

Par ailleurs, Félix Tshisekedi a ordonné le retrait immédiat des forces de sécurité stationnées illégalement sur les sites miniers. Selon lui, cette présence favorise la fraude, l’insécurité et nuit à l’image du pays auprès des investisseurs internationaux.

Une stratégie globale pour relancer le secteur

Cette série de mesures reflète une volonté politique forte de transformer le secteur minier congolais. En misant sur la transparence et la modération fiscale, le président cherche à redonner confiance aux acteurs économiques tout en sécurisant les recettes de l’État.

Félix Tshisekedi impose un virage fiscal pour dynamiser l’industrie minière en RDC
Retour en haut