Depuis quatre longues saisons, l’OL Lyonnes, club le plus titré de l’histoire de la Ligue des champions féminine, n’a plus goûté à la victoire finale. Pourtant, l’équipe, habituée à dominer l’Europe, ne manque ni de talent ni d’ambition. Mais un obstacle récurrent se dresse sur sa route depuis six ans : le FC Barcelone, véritable machine à gagner qui enchaîne les finales avec une régularité impressionnante.
Les deux formations se sont déjà croisées à deux reprises en finale, avec un bilan équilibré : victoire lyonnaise en 2022, puis succès catalan en 2024. Cette fois, leur troisième affrontement en finale, prévu ce samedi 23 mai à 18h à Oslo en Norvège, s’annonce comme un duel d’une intensité rare. Les deux équipes, au sommet de leur art, promettent un spectacle à la hauteur de leur statut.
OL Lyonnes en quête d’un quadruplé historique face au FC Barcelone
Sous la direction de l’ancien entraîneur barcelonais Jonatan Giráldez, l’OL Lyonnes a repris sa marche vers les sommets. Après avoir remporté la Coupe de la Ligue en mars puis la Coupe de France début mai, l’équipe peut encore réaliser l’exploit inédit en Europe : remporter quatre titres en une saison. Ligue des champions et championnat d’Arkema Première Ligue (contre le Paris FC le 29 mai) restent à conquérir.
« Nous voulions atteindre ces quatre finales, et c’est chose faite. Maintenant, l’objectif est clair : décrocher les quatre trophées. Nous voulons envoyer un message fort à l’Europe, prouver que nous sommes de retour et que nous progressons. Et surtout, rendre fiers tous les supporters français », confie avec détermination Selma Bacha, latérale de 25 ans.
Sa capitaine, Wendie Renard, légende du club avec 41 trophées à son actif, abonde dans le même sens : « Nous sommes en train d’écrire une page d’histoire, quelque chose d’extraordinaire. Mais seule la victoire comptera, car l’Histoire ne retient que les vainqueurs. »
« Nous avons un collectif solide et des joueuses d’exception. Gagner des trophées, c’est ça qui marquera l’Histoire », souligne Melchie Dumornay, 22 ans, sacrée meilleure joueuse à deux reprises cette saison. « Nous avons envie de montrer notre visage, de prouver que le club s’est renouvelé et de faire mieux que lors de notre dernier duel contre Barcelone. »
« À une époque, certains ont pu croire que tout nous était facile de l’extérieur », analyse Ada Hegerberg, première lauréate du Ballon d’Or féminin en 2018. « Mais ce n’a jamais été le cas. C’est admirable de revenir en finale après avoir changé d’encadrement et perdu des légendes du club (…) L’OL reste pour moi le meilleur club pour remporter des titres. »
Oslo, un terrain symbolique pour deux joueuses norvégiennes de l’OL Lyonnes
Au-delà des enjeux sportifs, cette finale à Oslo revêt une dimension particulière pour deux membres clés de l’équipe : Ada Hegerberg et Ingrid Engen. Toutes deux norvégiennes, elles rêvent de remporter le trophée sur leur sol et d’offrir un spectacle mémorable à leur pays.
« J’ai hâte de revenir en Norvège avec mon équipe pour montrer au peuple norvégien le meilleur du football féminin. Wendie Renard, c’est une des plus grandes joueuses de l’histoire du foot féminin. J’ai envie de lui rendre hommage et de montrer sa classe, sa grandeur », déclare Ada Hegerberg avec émotion.
« Jouer en Norvège est un rêve qui se réalise. Avec Ada, nous portions une lourde responsabilité : celle de vivre ce moment dans notre pays, dans le stade où nous évoluons habituellement avec la sélection. C’était un objectif fort pour nous deux. »
Ingrid Engen, transférée de Barcelone à Lyon à l’été 2025, ajoute : « C’est un privilège de pouvoir inspirer les jeunes Norvégiens en portant ce maillot. Nous voulons leur montrer que tout est possible avec du travail et de la détermination. »
Pour les supporters lyonnais empêchés de se rendre en Norvège, une fan-zone inédite sera installée place des Terreaux à Lyon, avec retransmission du match sur écran géant pour vibrer ensemble au rythme de cette finale tant attendue.