Un ingénieur français d’une trentaine d’années a été interpellé à Dakar dans le cadre d’une série de mesures judiciaires ciblant les relations homosexuelles au Sénégal. Selon des informations recueillies sur place, il est poursuivi pour « actes contre-nature », « association de malfaiteurs », « blanchiment de capitaux » et « tentative de transmission du VIH ». Son arrestation intervient dans un climat politique et social particulièrement tendu autour des droits des personnes LGBT+.
Les autorités françaises, alertées par la situation, ont rapidement réagi. L’ambassade à Dakar assure suivre « de près » le dossier, tandis que le consulat a déjà effectué quatre visites au détenu pour garantir sa protection consulaire. À Paris, les services diplomatiques maintiennent un contact régulier avec sa famille et coordonnent leurs actions avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères afin d’évaluer les meilleures démarches à entreprendre.
Une législation sénégalaise de plus en plus stricte
Le Sénégal a récemment durci son arsenal juridique concernant l’homosexualité. Depuis début mars, une nouvelle loi prévoit jusqu’à dix ans d’emprisonnement pour les relations entre personnes de même sexe. Cette mesure s’ajoute à un contexte national marqué par des débats houleux sur les droits des minorités sexuelles. La France, par la voix de ses représentants, réaffirme son opposition à ces dispositions et son engagement historique en faveur de la dépénalisation universelle de l’homosexualité ainsi que de la lutte contre toutes les formes de discrimination.