Trois ans après la mort tragique d’Armale Aïvohozin, surnommée « Deo », le procès de son compagnon présumé s’est ouvert le 2 novembre 2026 devant la cour d’assises de l’Essonne. Cette mère béninoise de 44 ans avait été tuée par balles en juillet 2023 à Grigny, avant que son corps ne soit dissimulé dans un congélateur. L’accusé reconnaît les tirs, mais soutient qu’ils étaient accidentels.
Une Béninoise de 44 ans retrouvée morte dans un congélateur
L’affaire avait profondément bouleversé le quartier de la Grande Borne, à Grigny, dans l’Essonne. En juillet 2023, Armale Aïvohozin, une ressortissante béninoise de 44 ans, connue sous le surnom de « Deo », disparaît dans des circonstances inquiétantes.
Mère de trois enfants, elle avait été aperçue pour la dernière fois auprès de son compagnon, un boucher installé dans le quartier. Quelques jours plus tard, son corps est retrouvé dans un congélateur situé dans l’appartement occupé par cet homme, au-dessus de sa boucherie.
La découverte macabre intervient le 22 juillet 2023, après que le fils aîné de la victime, inquiet de ne plus parvenir à joindre sa mère, a signalé sa disparition aux autorités.
Les policiers découvrent alors le corps dissimulé dans un grand congélateur. L’autopsie révèle deux blessures par balle, l’une à la tête et l’autre au thorax.
Les investigations conduisent rapidement les enquêteurs vers le compagnon de la victime, qui devient le principal suspect dans cette affaire de féminicide présumé.
Le compagnon reconnaît les tirs, mais évoque un accident
Depuis le début de la procédure, l’accusé reconnaît avoir tiré sur Armale Aïvohozin. Toutefois, il conteste l’intention de tuer et affirme que les coups de feu seraient partis accidentellement.
Une version qui devra être examinée par la cour d’assises de l’Essonne au cours du procès.
Selon les éléments rapportés par la presse, l’homme aurait été décrit comme jaloux et aurait, à plusieurs reprises, menacé de se suicider si sa compagne venait à le quitter.
Ces éléments figurent parmi les circonstances examinées par la justice pour tenter de comprendre le déroulement des événements et les motivations du geste reproché à l’accusé.
La famille de la victime, elle, attend des réponses précises sur les circonstances de sa mort et sur les faits qui se sont déroulés durant les dernières heures de sa vie.
Le témoignage bouleversant du fils de la victime
L’ouverture du procès, le lundi 2 novembre 2026, a notamment été marquée par le témoignage du fils aîné d’Armale Aïvohozin.
Âgé de 27 ans, le jeune homme est venu raconter les derniers moments passés avec sa mère et les circonstances qui l’ont conduit à signaler sa disparition.
Son témoignage a permis de revenir sur l’inquiétude grandissante de la famille, après que la quadragénaire n’a plus donné de nouvelles.
La disparition d’Armale avait rapidement suscité des interrogations. Son fils, qui l’avait déposée la veille dans le quartier de la Grande Borne, ne parvenait plus à la joindre et s’était rendu sur place pour tenter de la retrouver.
Il avait alors rencontré un homme se présentant comme le compagnon de sa mère, qui lui aurait expliqué qu’elle était repartie à bord d’un véhicule de transport avec chauffeur.
Mais les recherches policières allaient révéler une réalité bien plus tragique.
Un second homme jugé pour dissimulation du corps
L’affaire ne concerne pas uniquement le principal accusé.
Un deuxième homme comparaît également devant la cour d’assises de l’Essonne. Il est poursuivi pour recel de cadavre et modification de la scène de crime, des faits qui auraient visé à entraver la manifestation de la vérité.
Son rôle présumé dans la dissimulation du corps constitue un autre volet important de cette procédure judiciaire.
Les débats doivent permettre d’éclaircir les circonstances dans lesquelles le corps de la victime a été placé dans le congélateur et les éventuelles responsabilités de chacun.
Le verdict est attendu le mercredi 4 novembre 2026.
Une affaire qui rappelle la gravité des violences conjugales
Au-delà de l’émotion suscitée par les circonstances particulièrement sordides de cette affaire, le féminicide présumé d’Armale Aïvohozin rappelle la réalité des violences faites aux femmes, y compris au sein des couples.
Pour les proches de la victime, le procès représente une étape essentielle dans leur quête de vérité et de justice.
Trois ans après les faits, ils espèrent que les débats permettront de comprendre ce qui s’est réellement passé à Grigny et d’obtenir des réponses sur la mort de cette mère de famille béninoise.
L’accusé demeure présumé innocent jusqu’à une éventuelle condamnation définitive.
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