Le Gabon figure parmi les rares nations africaines mises en avant dans le rapport 2026 de l’institut suédois Varieties of Democracy (V‑Dem) pour l’amélioration de son système politique. Tandis que de nombreux États du continent sont classés comme démocraties en recul, le pays est cité comme un exemple de progrès, fruit du retour à l’ordre constitutionnel après la Transition et de la tenue des élections de 2025.
Le Gabon connaît une évolution favorable en matière de gouvernance démocratique. Dans son étude publiée en juin, V‑Dem, référence mondiale pour l’évaluation des régimes politiques, retire le pays de la liste des États en déclin et le range parmi les évolutions positives observées sur la scène internationale.
Selon les données de V‑Dem, le Gabon occupe la 114ᵉ place sur 179 pays. Ce classement, bien que perfectible, marque une rupture nette avec les tendances passées où le pays était régulièrement associé à une détérioration de ses indicateurs démocratiques.
La tenue des élections de 2025 saluée
Le rapport attribue cette amélioration aux réformes institutionnelles menées après la Transition, en particulier l’organisation des élections générales de 2025 et le retour à un pouvoir civil. V‑Dem cite le Gabon parmi les rares pays affichant une dynamique positive, aux côtés du Liban, de Maurice et de la Corée du Sud.
Cette reconnaissance intervient dans un contexte où de nombreux pays d’Afrique subsaharienne continuent, selon V‑Dem, de dégrader leurs performances démocratiques.
Si ce signal est encourageant, le Gabon n’est pas encore une démocratie bien classée. Avec son 114ᵉ rang mondial, le pays doit encore relever des défis majeurs : gouvernance, consolidation institutionnelle, participation citoyenne et état de droit.
Le rapport rappelle d’ailleurs que les progrès démocratiques restent réversibles : plusieurs États ayant connu une amélioration ont ensuite régressé. L’évolution actuelle constitue donc une étape, non un aboutissement.
Un indicateur suivi par les partenaires
Les analyses de V‑Dem sont largement utilisées par les chercheurs, les organisations internationales, les bailleurs et les diplomaties pour suivre les systèmes politiques.
Pour le Gabon, cette reconnaissance pourrait améliorer son image auprès des partenaires, alors que les autorités affichent leur volonté de poursuivre les réformes engagées depuis la Transition amorcée le 30 août 2023.
Reste à transformer cette dynamique impulsée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema en avancées durables, afin que les prochaines évaluations confirment l’ancrage du pays sur une trajectoire de consolidation démocratique.