Le président du Conseil provincial du Borkou, Ahmat Bedei Toullomi, a été appréhendé en fin de journée à N’Djamena par les autorités judiciaires. Selon les informations disponibles, son interpellation s’est déroulée dans l’hôtel La Résidence, peu avant 17 heures.
Cette mesure fait suite à une plainte déposée pour diffamation et injures publiques contre lui. Deux individus, Goudje Gueillet Hemchi et Kodou Omari, ont porté plainte après avoir été accusés par Ahmat Bedei Toullomi de participer à un trafic de cocaïne au Tchad. Ces allégations, qualifiées de « totalement infondées et mensongères » par les plaignants, auraient selon eux porté atteinte à leur réputation.
Les documents judiciaires confirment qu’un mandat d’amener a été émis le 4 août pour entendre Ahmat Bedei Toullomi sur les faits qui lui sont reprochés. Malgré plusieurs convocations restées sans réponse, les forces de l’ordre ont finalement procédé à son arrestation afin de garantir sa comparution devant la justice.
Quelques instants après son interpellation, un message a été publié sur sa page Facebook à 17h10 : « Soit le Maréchal est pour nous tous, soit les trafiquants sont plus forts que la loi. J’ai été enlevé. » Cette déclaration reflète son incompréhension face à cette procédure.
À ce stade, il s’agit d’une démarche strictement judiciaire, encadrée par la loi tchadienne.