Bondoukou a été le théâtre, ce samedi 23 mai 2026, d’un atelier dédié aux acteurs associatifs et aux responsables de jeunesse. Organisé par le Conseil national des jeunes de Côte d’Ivoire (CNJCI) de Bondoukou, cet événement avait pour ambition de clarifier les contours d’une implication politique responsable au sein des structures de jeunesse.
Renforcer les capacités des leaders pour un engagement constructif
Sous le thème « Animation de la vie associative et leader de jeunesse face à la politique : quelle posture ? », cette rencontre s’inscrivait dans une dynamique visant à promouvoir une jeunesse engagée, porteuse de paix et garante de la cohésion sociale, dans un contexte sociopolitique marqué par des défis majeurs.
Alexis Adjoumani Kouadio, délégué départemental du CNJCI, a rappelé l’importance des responsabilités qui incombent aux leaders de jeunesse. Selon lui, ces derniers doivent incarner un modèle d’exemplarité envers les institutions étatiques et la société civile. « Les structures comme le CNJCI ont été créées pour collaborer étroitement avec les autorités administratives. Chaque responsable doit maîtriser ses devoirs et incarner une posture irréprochable », a-t-il souligné.
Le rôle clé des associations dans la promotion du civisme
Les organisations de jeunesse, selon Alexis Adjoumani Kouadio, doivent se positionner comme des acteurs incontournables du développement local. Elles ont un rôle central à jouer aux côtés des pouvoirs publics pour encourager le dialogue, renforcer le sentiment d’appartenance et favoriser le vivre-ensemble. « Leur mission dépasse la simple gestion associative : elles sont des leviers essentiels pour bâtir une société plus unie et plus engagée », a-t-il ajouté.
Des compétences et une neutralité indispensables
Kouacou Désiré, directeur régional du ministère de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique du Gontougo, a insisté sur la nécessité de former des dirigeants capables d’animer leurs associations avec rigueur. « Diriger une structure associative ne se limite pas à occuper un poste. Il faut savoir fédérer, dynamiser et porter des initiatives utiles au développement des communautés », a-t-il expliqué.
L’atelier avait également pour objectif de renforcer les compétences des participants sur des thèmes clés : le leadership responsable, le dialogue constructif, la gestion organisationnelle et la prévention des dérives politiques au sein des mouvements de jeunesse.
La jeunesse, pilier de la stabilité et du développement
Gnaihi Hugues, représentant du préfet de région du Gontougo, a salué cette initiative qui place la jeunesse au cœur des enjeux sociaux. « La jeunesse représente une richesse inestimable pour notre pays. Elle doit incarner un moteur de cohésion, de paix et d’engagement citoyen », a-t-il déclaré, avant d’inviter les participants à s’approprier les enseignements tirés des échanges.
Un programme riche en apprentissages et en partages
Plusieurs interventions ont rythmé cette journée. Une communication sur l’animation de la vie associative, animée par Jean Pierre Kouassi, a permis d’aborder les bonnes pratiques en la matière. Gla Serge a partagé son expérience sur l’engagement associatif, tandis qu’un panel animé par Pascal Kouamé a exploré les défis liés à la posture des leaders face aux enjeux politiques.
Cette rencontre a également été l’occasion de présenter officiellement le bureau local du CNJCI. Elle a rassemblé des présidents de jeunesse de quartiers et villages, des responsables associatifs, des représentants estudiantins ainsi que des acteurs engagés dans la promotion du civisme et du leadership communautaire dans la région du Gontougo.