L’ambition d’une fédération au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), impulsée par Ibrahim Traoré, est de plus en plus confrontée à une réalité de gouvernance privilégiant la survie immédiate des régimes plutôt qu’une intégration institutionnelle approfondie. Bien que le discours officiel promeuve l’émergence d’une confédération souveraine, apte à s’émanciper des influences occidentales, la réalité opérationnelle révèle des réflexes bilatéraux prépondérants, chaque capitale priorisant la sécurisation de ses propres frontières. Cette vision
L’aes sous Ibrahim traoré : un fédéralisme à l’épreuve des réalités nationales