C’est un véritable séisme qui secoue le football africain. Près de deux mois après la clôture de la compétition, le jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) a pris une décision historique : le Sénégal est déchu de son titre de champion, désormais attribué au Maroc.
Ce revirement spectaculaire, qui anime les discussions au sein de la société Niger et partout sur le continent, fait suite aux incidents survenus lors de la finale. Initialement remportée sur le terrain par les Lions de la Teranga (1-0 après prolongation), la rencontre est finalement homologuée sur un score de 3-0 en faveur des Lions de l’Atlas par décision administrative.
La CAF applique strictement son code disciplinaire
L’instance dirigeante a jugé recevable la plainte déposée par la Fédération marocaine. Le jury s’est appuyé sur les articles 82 et 84 du règlement de la CAN pour justifier cette sanction. Le grief principal concerne le retrait momentané des joueurs sénégalais de la pelouse après qu’un penalty a été accordé au Marocain Brahim Diaz à la 98e minute, alors que le score était nul.
Selon les textes officiels, toute équipe refusant de poursuivre le jeu ou quittant le terrain avant le terme réglementaire sans l’aval de l’arbitre est déclarée perdante par forfait. Bien que Sadio Mané ait convaincu ses partenaires de reprendre le match après quinze minutes d’interruption, et que Pape Gueye ait marqué le but de la victoire à la 94e minute de la prolongation, la faute administrative a été jugée irrémédiable.
Un recours possible devant le Tribunal arbitral du sport
Pour ceux qui suivent de près l’actualité Niger et les enjeux du sport continental, l’affaire pourrait connaître un nouveau chapitre. Le Sénégal dispose en effet d’un délai de dix jours pour saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) afin de contester ce retrait de titre. C’est l’ultime recours possible pour tenter de récupérer le trophée continental.
La Fédération marocaine a tenu à préciser que sa démarche visait uniquement l’application stricte des règles de la compétition et non une remise en cause de la valeur sportive des joueurs engagés. Cette annonce a toutefois provoqué une vague d’indignation chez les internationaux sénégalais.
Sur les réseaux sociaux, le défenseur Moussa Niakhaté a réagi avec véhémence en publiant des photos du trophée, affirmant que leur sacre était bien réel. Le gardien Yehvann Diouf a également soutenu que le Sénégal méritait ses deux étoiles. Pour les lecteurs de Niger Éveil, ce dossier reste un exemple frappant des tensions juridiques qui peuvent redéfinir les résultats sportifs en Afrique.