Libération de six responsables du PDCI après neuf mois de détention en Côte d’Ivoire

En 2025, la Côte d’Ivoire a traversé une année électorale marquée par une forte tension politique. Des dizaines de membres de l’opposition, dont six responsables du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), avaient été arrêtés dans ce contexte.
Six cadres du PDCI libérés après neuf mois d’emprisonnement
Six responsables locaux du PDCI, principal parti d’opposition ivoirien, ont recouvré leur liberté ce lundi. Leur avocat a confirmé cette libération après neuf mois de détention, suite à une audience devant la chambre antiterroriste. Parmi eux figuraient Allo Pacôme Didier, Kouleon Manhenin, N’Cho Gnangoran, Mabo Koffi Jean Marc, Ouattara Kinjinlman et Niangoran N’Guessan Edouard. Leur avocat, Me Ange Rodrigue Dadje, a partagé cette nouvelle sur les réseaux sociaux en ces termes : « À l’issue de l’audience de la chambre antiterroriste de ce lundi, mes clients et militants du PDCI recouvrent la liberté après 9 mois de détention et rentrent chez eux enfin. »
Les motifs exacts de leur libération n’ont pas été précisés par leurs représentants légaux. Cette décision intervient après plusieurs mois de détention dans un climat politique particulièrement chargé.
Arrestations massives lors de l’élection présidentielle 2025
Les interpellations de ces six responsables s’inscrivent dans une vague plus large d’arrestations survenues fin septembre et début octobre 2025, période de l’élection présidentielle. Des dizaines de militants et cadres de l’opposition avaient alors été placés en détention. En mai, deux autres militants du PDCI, Clément Kouakou et Denis Brou, avaient déjà été libérés après plusieurs mois d’emprisonnement.
Parmi les figures politiques concernées, le président du PDCI Tidjane Thiam et l’ex-chef d’État Laurent Gbagbo figuraient également au rang des exclus du processus électoral, suite à des décisions judiciaires. Plusieurs dizaines de militants, parfois des cadres de différents partis d’opposition, avaient été arrêtés ou incarcérés.
Les autorités avaient alors affirmé que ces interpellations ne relevaient pas de motivations politiques, mais s’inscrivaient dans le cadre de procédures judiciaires régulières. Pourtant, des centaines de personnes accusées d’avoir participé à des manifestations interdites pendant la campagne électorale avaient été condamnées, et une dizaine de décès avaient été déplorés.
Libérations récentes dans le paysage politique ivoirien
Début juillet, Moïse Lida Kouassi, ex-ministre de la Défense de Laurent Gbagbo et membre de son parti, a également été libéré après près d’un an de détention. Un cybermilitant proche de ce même camp politique, Ibrahim Zigui, a également recouvré sa liberté ces dernières semaines.