Dans le cadre d’une visite officielle à Rabat, le procureur général du Roi près la Cour de cassation et président du Ministère public, Hicham Balaoui, a échangé avec l’inspecteur général de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption du Tchad, Ousmane Abderamane Djougourou. Cette rencontre, organisée un jeudi de juillet, avait pour objectif d’étudier en profondeur le modèle marocain en matière de prévention et de répression des actes de corruption.
Un cadre juridique et institutionnel marocain mis en avant
Lors de cet entretien, Hicham Balaoui a détaillé les fondements du dispositif anti-corruption du Maroc. Il a souligné l’importance du cadre légal et des institutions dédiées, ainsi que la stratégie pénale déployée par la Présidence du Ministère public pour combattre ce fléau. Les discussions ont également permis de comparer les approches nationales, en mettant en lumière les succès et les défis rencontrés.
Les outils numériques marocains au service de la transparence
La délégation tchadienne a découvert plusieurs initiatives concrètes mises en œuvre par le Maroc. Parmi elles, une ligne téléphonique dédiée aux signalements de corruption et concussion, ainsi qu’une plateforme en ligne baptisée «e-TABLIGH». Ce dernier outil permet aux citoyens de dénoncer des actes présumés de corruption en toute sécurité, grâce à des systèmes de cryptage avancés. Ces mécanismes visent à renforcer la confiance des populations dans les institutions et à faciliter la détection des irrégularités.