Le Maroc sacré champion de la CAN 2025 après un revirement historique
La finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 entre le Maroc et le Sénégal restera dans les annales du football africain pour son dénouement inattendu. Alors que les Lions de la Teranga avaient remporté le trophée sur le terrain, la Confédération africaine de football (CAF) a bouleversé le cours de l’histoire en déclarant le Maroc vainqueur sur tapis vert.
Une décision de la CAF qui fait débat
La Confédération africaine de football a tranché : le Sénégal est déclaré forfait pour avoir quitté prématurément le terrain lors de la finale. Le communiqué officiel stipule que « l’équipe nationale du Sénégal est considérée comme perdante et définitivement éliminée de la compétition en cours ». Le score du match est homologué à 3-0 en faveur du Maroc.
Cette sanction s’appuie sur l’article 82 du règlement de la CAN, qui précise qu’une équipe quittant le terrain sans l’autorisation de l’arbitre est perdante par forfait. Une interprétation stricte qui a conduit à ce résultat historique.
Les moments clés qui ont mené à ce revirement
Le match s’est joué dans un climat électrique. Dès les premières minutes, les Sénégalais ont contesté une décision arbitrale refusant un pénalty en leur faveur. Dans les dernières secondes de la rencontre, un pénalty accordé au Maroc a provoqué la colère des joueurs sénégalais, qui ont quitté la pelouse du stade Prince Moulay Abdellah de Rabat.
Sadio Mané, capitaine des Lions de la Teranga, a tenté de convaincre ses coéquipiers de revenir, mais la décision était déjà prise. Brahim Diaz, l’auteur du pénalty, l’a finalement manqué, avant que Pape Gueye n’inscrive le but de la victoire en prolongation.
Le recours marocain et ses conséquences
Dès le lendemain de la finale, la Fédération Royale Marocaine de football a déposé un recours pour contester le résultat. Selon leurs représentants, cette démarche vise à « préserver la stabilité et la crédibilité des compétitions africaines ». Une position soutenue par des précédents similaires, comme la finale de la Ligue des champions 2019.
« L’esprit même du football est en jeu », a déclaré une source proche de la Fédération, soulignant l’importance de sanctionner les dérives pour éviter leur répétition.
Les recours possibles pour le Sénégal
La Fédération sénégalaise de football a réagi avec fermeté, qualifiant la décision de « discrédit jeté sur le football africain ». Elle dispose d’un délai de dix jours pour faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne.
Dans un communiqué, la Fédération a annoncé son intention de défendre ses droits et ceux du football sénégalais. La réaction des joueurs, comme Moussa Niakhaté ou Yehvann Diouf, reflète l’incompréhension et la frustration de l’équipe.
Quel avenir pour les compétitions africaines ?
Cette affaire soulève des questions sur la gestion des incidents en compétition. Le Maroc, qui a pris acte de la décision, réaffirme son attachement aux règles. Le TAS, qui avait validé une décision similaire en 2019, pourrait à nouveau jouer un rôle clé dans ce dossier.
Si l’histoire se répète, la CAF et le football africain devront tirer les leçons de cette finale pour éviter de nouvelles polémiques.