Le roi Mohammed VI a fait un geste fort en direction des États-Unis. Une infrastructure routière majeure reliant le sud du Maroc au Sahara occidental portera désormais le nom du président américain Donald Trump. Cette décision, officialisée le 1er août, vise à honorer son rôle dans la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur ce territoire disputé.
Un hommage à la politique américaine
Dans une lettre datée du 2 juillet, adressée à Donald Trump, le souverain marocain a souligné l’importance de son action. « La reconnaissance historique de la souveraineté du Maroc sur son Sahara en 2020 restera à jamais gravée dans la mémoire des Marocains », a-t-il écrit. Cette autoroute, longue de 1 055 kilomètres, est présentée comme la plus longue infrastructure routière du continent africain.
La voie express Tiznit-Dakhla, désormais rebaptisée Autoroute Donald J. Trump, s’étend sur un parcours stratégique traversant des zones clés du sud du pays et du territoire contesté. Une initiative saluée par le président américain lui-même sur sa plateforme Truth Social, où il a exprimé sa fierté : « Quel immense honneur ! J’ai hâte de parcourir un jour cette grande autoroute dans toute sa longueur ».
Un territoire au cœur des tensions
Le Sahara occidental, revendiqué par le Front Polisario et ses partisans indépendantistes, reste une région sous tension depuis des décennies. La reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine en 2020 avait marqué un tournant dans le dossier, suscitant à la fois des soutiens et des critiques internationales. Rabat, de son côté, n’a pas confirmé les propos de Donald Trump concernant une éventuelle visite sur l’autoroute.
Cette décision s’inscrit dans une série d’initiatives marocaines visant à renforcer sa position dans la région. L’attribution du nom de Donald Trump à cette infrastructure s’ajoute à d’autres symboles politiques et diplomatiques, reflétant une alliance stratégique entre les deux pays.