Me Félicité Zeifman fustige Fridolin Nke : un procès transformé en spectacle
Une sortie médiatique musclée a retenti au Cameroun ces derniers jours. Me Félicité Zeifman, avocate de la famille du journaliste Martinez Zogo, a vivement critiqué Fridolin Nke, philosophe et chroniqueur camerounais, dans le cadre du procès de l’assassinat de Martinez Zogo. Sa réplique cinglante résonne comme un plaidoyer contre la dérive des débats publics dans le pays.
Un procès instrumentalisé par les médias ?
Me Zeifman, figure du barreau parisien, dénonce une campagne de dénigrement orchestrée contre elle et sa cliente. Selon elle, certains médias et influenceurs, proches des accusés, utilisent l’affaire Martinez Zogo pour brouiller les pistes et discréditer les défenseurs des victimes. Fridolin Nke, qu’elle qualifie de « philosophe du crachoir » ou d’expert en discernement, est au cœur de ses critiques.
Pour l’avocate, ses interventions médiatiques transforment une affaire judiciaire sérieuse en un divertissement de mauvais goût. Elle pointe du doigt la théâtralité des débats publics camerounais, où les postures ridicules et les invectives prennent le pas sur la rigueur et la recherche de la vérité. Une situation qui, selon elle, illustre le naufrage de l’espace intellectuel au Cameroun.
Une réplique cinglante et sans concession
Me Zeifman ne mâche pas ses mots pour décrire Fridolin Nke. Elle l’accuse de se comporter comme un chien enragé aboyant contre son reflet, une métaphore cinglante pour dénoncer son manque de discernement et son acharnement contre les défenseurs des victimes. Dans sa réplique, elle va jusqu’à comparer son style à celui d’un « obscur scribouillard rongé par la syphilis de l’aigreur ».
Son message est clair : un universitaire, surtout en philosophie, devrait servir la vérité plutôt que de s’abaisser à des attaques personnelles. Elle s’interroge sur l’état de l’intelligentsia camerounaise, où des figures comme Fridolin Nke, se revendiquant comme des experts en discernement, finissent par incarner le pire de la médiocrité médiatique.
Le « vrai sacre des clowns »
Me Zeifman résume sa pensée en une formule choc : le Cameroun serait en train de vivre le vrai sacre des clowns. Une critique acerbe de la scène médiatique locale, où les comportements grotesques, les polémiques stériles et les attaques personnelles dominent au détriment du sérieux et de la justice.
Pour elle, cette dérive n’est pas anodine. Elle reflète un problème plus profond : l’instrumentalisation de la justice par des acteurs qui préfèrent le spectacle à la vérité. Une situation qui, selon elle, menace la crédibilité des institutions et des débats publics au Cameroun.