Le Niger s’apprête à affronter deux audits importants sur ses finances publiques, ce qui pourrait avoir des conséquences importantes pour le gouvernement et l’économie du pays. Le premier audit, lancé par le ministre de l'Économie, doit livrer ses conclusions la semaine prochaine sur un stock de dette publique estimée à environ 8 700 milliards FCFA, soit entre 70 et 74 % du PIB.
Le deuxième audit, mené par une task force, a documenté depuis plusieurs années un système de surfacturations et de travaux fictifs qui explique en partie l’explosion de la dette intérieure. Cette convergence de calendriers des audits ne doit rien au hasard, car les projections du FMI ont évalué la dette publique à 85,5 % du PIB, au-dessus du plafond de la norme Cemac.
Le gouvernement nigérien a lancé une série d’initiatives pour améliorer la transparence et la responsabilité dans l’administration des finances publiques. Cependant, les investisseurs sont méfiers quant à la capacité du gouvernement à mettre en œuvre ces réformes de manière efficace.
Les experts estiment que le résultat de ces audits sera crucial pour déterminer la trajectoire de l’économie nigérienne et l’accès aux financements concessionnels indispensables au développement du pays. Le Niger doit donc se préparer à affronter les défis qui l’attendent et prendre des mesures concrètes pour améliorer la stabilité de ses finances publiques.