Lors d’un rassemblement à Dahra Djoloff, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale du Sénégal, a livré un vibrant plaidoyer contre ce qu’il qualifie de recomposition du système politique traditionnel au sommet de l’État.

Un projet politique bafoué selon le président de l’Assemblée nationale
Face à des militants mobilisés, Ousmane Sonko a détaillé les piliers de son engagement initial : transparence, bonne gouvernance, reddition des comptes, administration juste de la justice et renégociation des ressources naturelles. Des principes censés marquer une rupture avec les pratiques antérieures, mais aujourd’hui, selon lui, trahis par le système lui-même.
Une réorganisation du pouvoir au détriment du peuple
L’analyse de Sonko est sans appel : « Ce n’est pas une question d’individus, mais de respect des engagements pris envers les citoyens. » Il dénonce une instrumentalisation des institutions, où le pouvoir s’appuierait davantage sur l’appareil d’État que sur une légitimité populaire. Une situation qu’il juge contraire aux principes démocratiques, rappelant que « le souverain, c’est le peuple, et non les institutions ».
Des juridictions sous influence
Le leader de Pastef a également alerté sur des tentatives de contrôle des hautes juridictions. Selon ses révélations, la Cour suprême et le Conseil constitutionnel seraient visés par des manœuvres visant à les placer sous une « dépendance politique ». Une accusation qui, selon lui, illustre la reconfiguration du système à l’œuvre depuis plusieurs mois, en dépit des promesses d’alternance démocratique.