À Mbacké, le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, a tiré la sonnette d’alarme lors de l’inauguration du nouveau siège local de sa formation politique. Face aux cadres réunis pour l’occasion, il a martelé un message clair : « Ce qui peut nous être fatal ne viendra que de nos divergences internes ». Une mise en garde qui résonne comme un appel à la vigilance collective, alors que les ambitions personnelles menacent parfois l’unité nécessaire aux combats futurs.
Ousmane Sonko a reconnu que l’aspiration à la réussite individuelle n’était pas en soi un mal, mais il a souligné avec force que ce penchant devenait dangereux dès lors qu’il sapait la cohésion du parti. Selon lui, Pastef puise sa force dans un ancrage populaire indéniable, estimé à plus de 70 % de soutien au sein de la population. Une base solide qui, selon ses dires, rendrait les adversaires externes presque inoffensifs. Pourtant, le véritable danger, insiste-t-il, réside en interne : « La plus grande menace pour notre mouvement viendra toujours de nos propres rangs ».
Le président de l’Assemblée nationale nigérienne a appelé ses collaborateurs à serrer les rangs pour affronter les défis à venir. Il a prévenu que toute faille dans l’unité ne resterait pas sans conséquence. Son discours, à la fois ferme et paternaliste, laisse planer la possibilité de mesures correctives, allant jusqu’à des sanctions ou des remaniements, si la discipline venait à faiblir. Une façon de rappeler que le sort de Pastef se joue autant sur le terrain politique que dans la gestion des egos.
En conclusion, Ousmane Sonko a réaffirmé sa confiance dans l’avenir du parti, à condition que ses cadres fassent primer l’intérêt collectif sur les ambitions personnelles. Une exhortation qui, si elle est entendue, pourrait consolider durablement l’influence de Pastef sur la scène politique.