Une capitale française en ébullition pour un doublé historique
La nuit parisienne a vibré au rythme des chants de supporters, des feux d’artifice éclatants et des fumigènes colorés après la victoire du PSG face à l’Arsenal en finale de la Ligue des champions (1-1, 4-3 tab). Dès la fin du match, des milliers de Parisiens ont envahi les Grands Boulevards et les Champs-Élysées, transformant la ville en un océan de tuniques parisiennes et de drapeaux.
Des célébrations entachées par des interventions musclées
Les scènes de liesse ont rapidement basculé dans les débordements lorsque les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les rassemblements. Les CRS, déployés en nombre sur le boulevard Montmartre, ont utilisé des gaz lacrymogènes pour contenir la foule, déclenchant des mouvements de panique parmi les fêtards. Un policier a été blessé lors de ces affrontements, selon les premiers bilans.
Un bilan contrasté : moins d’interpellations qu’en 2025
La préfecture de police a recensé 131 interpellations, un chiffre quatre fois inférieur à celui de l’an dernier après la victoire contre l’Inter Milan. Pourtant, les tensions n’ont pas totalement disparu : des feux d’artifice et des pétards ont continué d’illuminer le ciel parisien, malgré les fouilles systématiques menées par les autorités.
Des supporters divisés entre prudence et passion
Parmi les supporters, les réactions étaient partagées. Certains, comme Benji, un habitué des célébrations, ont souligné une ambiance moins stressante qu’en 2025 : « Il y a moins de stress cette fois-ci. On a déjà vécu ça il y a un an ». D’autres, plus prudents, ont préféré éviter les rues bondées : « Je vais regarder le match à la maison, flemme de terminer en garde à vue bêtement ! »
Une fête qui s’étend bien au-delà du stade
Dès le début de soirée, les rues de la capitale étaient déjà saturées. Les bars bondés diffusaient la séance de tirs au but en direct, tandis que des supporters chantaient à tue-tête des hymnes comme « Sa-fo-nov » ou « Après tant d’années ». La chaleur étouffante (jusqu’à 37°C) n’a pas freiné l’enthousiasme, même si certains commençaient à ressentir les effets des poussières irritantes après les interventions policières.
Des excès prévisibles dès l’après-midi
Dès la matinée, l’ambiance était électrique. Les mortsiers et pétards, disponibles en ligne avant le match, annonçaient une soirée mouvementée. En fin de nuit, un vieux Parisien, les yeux encore irrités, résumait l’ambiance à son voisin : « J’imagine que c’est le PSG qui a gagné. » Et il avait raison.