Le président camerounais Paul Biya, parti de Yaoundé le 7 juin 2026 pour un séjour qualifié de « court et privé en Europe », vient de franchir un seuil historique : 64 jours consécutifs hors des frontières nationales. Un record qui soulève des interrogations croissantes sur les répercussions de cette longue absence pour le Cameroun et ses institutions.
Cette situation prolongée dépasse désormais le simple cadre anecdotique pour s’imposer comme un sujet de débat public. Les citoyens et les observateurs s’interrogent sur les conséquences politiques, économiques et sociales d’une telle absence du chef de l’État.
Dans un contexte où la stabilité du pays repose en grande partie sur la présence de ses dirigeants, cette durée record interroge sur la capacité des institutions à fonctionner normalement. Les décisions stratégiques et la gestion quotidienne des affaires publiques pourraient en effet se trouver affectées.