Le Burkina Faso s’engage résolument en faveur de l’accessibilité aux soins. À compter du 1er mars 2026, les populations bénéficieront d’une baisse substantielle des tarifs appliqués aux médicaments essentiels génériques ainsi qu’à certains dispositifs médicaux.
Une politique tarifaire avantageuse pour les citoyens
Cette décision, actée lors du Conseil des ministres du 12 février 2026, vise à alléger le poids financier des dépenses de santé pour les ménages. La Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques (CAMEG) sera chargée d’appliquer ces nouveaux tarifs réduits. Selon le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, ministre de la Santé, les ajustements sont particulièrement ambitieux :
- Comprimés : des remises atteignant 67,27 %.
- Produits injectables : une diminution allant jusqu’à 53,47 %.
- Sirops et suspensions : une baisse de 20 %.
- Consommables médicaux : des réductions records allant jusqu’à 72,73 %.
Un investissement massif pour la santé publique
Pour garantir la viabilité de cette mesure sociale, l’État burkinabè a débloqué une enveloppe budgétaire de 3 milliards de FCFA. Cet effort financier s’inscrit dans la continuité d’une dynamique engagée en mai 2025, où une précédente baisse avait déjà été financée à hauteur de 5 milliards de FCFA. L’objectif est clair : renforcer l’équité dans l’offre de soins et garantir à chaque citoyen l’accès à des traitements de qualité à moindre coût.