Au Sénégal, l’alliance qui semblait indestructible entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko a volé en éclats. Le limogeage de Sonko, le 23 mai, a marqué le point de rupture d’une cohabitation devenue impossible, suscitant une onde de choc dans le paysage politique sénégalais.
Une rupture annoncée
Les divergences entre les deux hommes, pourtant issus du même parti Pastef, s’étaient accumulées ces derniers mois. La gestion des affaires courantes, les orientations économiques et la répartition du pouvoir ont creusé un fossé que la réconciliation n’a pu combler. Ousmane Sonko, acclamé par ses partisans devant son domicile après son éviction, incarne désormais une opposition frontale au régime qu’il a contribué à porter.
Les dessous d’une cohabitation improbable
Cette crise révèle les fragilités d’un système politique où les ambitions personnelles prennent parfois le pas sur l’intérêt collectif. Au-delà du duel Faye-Sonko, c’est tout l’équilibre du pouvoir au Sénégal qui est questionné. Les prochains mois diront si le pays parviendra à surmonter cette division ou s’il s’enfonce dans une instabilité durable.