Un décret attendu pour fixer la date des élections locales
Ousmane Sonko, figure emblématique des Patriotes, a interpellé le président de la République sur la nécessité de publier un décret fixant la date des prochaines élections locales. « Il est tout à fait légitime que le chef de l’État signe un décret pour procéder à des limogeages, comme celui de Waly Diouf Bodiang du Port autonome de Dakar ou celui pressenti de Fadilou Keïta à la Caisse des dépôts et consignations, a-t-il souligné. Mais cette même procédure doit s’appliquer pour convoquer les électeurs. Ce sont deux actes administratifs de même nature », a-t-il insisté, rappelant que ces décisions relèvent des prérogatives présidentielles.
Une mobilisation citoyenne et une opposition ferme au report
Accueilli par une foule nombreuse à Ndiambour, Sonko a réaffirmé son refus catégorique de tout report des élections locales. Cette position, répétée depuis le lancement de sa campagne de distribution des cartes d’électeurs fin juillet, s’inscrit dans un contexte où l’urgence administrative s’intensifie. Selon les observateurs, le président dispose d’un délai réduit pour agir avant que le calendrier électoral ne devienne juridiquement intenable.
Des tensions institutionnelles persistantes
Les déclarations du président de l’Assemblée nationale, qui a directement interpellé le chef de l’État sur ce sujet, illustrent les frictions croissantes entre les pouvoirs exécutif et législatif. À ce jour, aucun décret de convocation du corps électoral n’a encore été rendu public, ce qui alimente les spéculations sur une possible dérive du processus démocratique.