Le jugement récent des figures dirigeantes du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP), principale coalition de l’opposition au Tchad, dépasse largement le cadre d’une simple décision judiciaire. Il révèle une stratégie délibérée : museler toute voix dissidente et verrouiller l’expression démocratique par la force.
Depuis le coup d’État institutionnel du Conseil militaire de transition (CMT) en avril 2021, le pays subit une érosion continue des libertés fondamentales. Ce recul est documenté par des organismes indépendants de défense des droits humains, qui alertent sur la réduction drastique de l’espace civique.
Les bilans d’organisations nationales et internationales pointent notamment l’augmentation des entraves aux libertés de réunion, d’expression et de presse. Les arrestations arbitraires, les procès expéditifs et les restrictions administratives se multiplient, transformant le débat public en terrain miné.
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