Peu avant le choc entre l’OM et Nice, Yéhvann Diouf s’est livré sur le déroulement de sa saison riche en rebondissements. Après avoir connu le banc de touche, le portier international sénégalais a traversé une période intense, marquée principalement par la finale de la Coupe d’Afrique des Nations opposant le Sénégal au Maroc.
« Le scénario de la rencontre était totalement fou, explique l’ex-joueur de Reims. Comme beaucoup, j’aurais aimé que les choses tournent autrement, avec un succès au bout, mais aussi une ambiance générale différente. Plusieurs événements ont malheureusement nui à la réputation des fédérations, de la CAN et du football africain. Cependant, l’essentiel reste que la partie soit allée à son terme et que le Sénégal l’ait emporté sur la pelouse. »

Trois mois après le choc continental entre le Sénégal et le Maroc, Yéhvann Diouf partage ses souvenirs de la finale, revenant notamment sur les tensions de fin de match.
Pour Diouf, c’est la performance sportive des Lions de la Téranga qui prime, avec ce but victorieux signé Pape Gueye lors des prolongations (1-0). Il préfère mettre de côté le litige administratif qui a suivi, où la CAF a finalement attribué le gain du match au Maroc, une affaire désormais portée devant le Tribunal Arbitral du Sport.
Sénégal-Maroc : un incident sécuritaire regrettable
Le gardien de Nice était idéalement placé pour observer les débats, notamment l’épisode insolite de la serviette. Yéhvann Diouf s’était alors interposé pour empêcher les Marocains de s’en emparer, un geste qui a beaucoup fait réagir.
« C’est une fois rentré que j’ai réalisé l’ampleur de la chose, avec les nombreux messages de remerciements, confie-t-il. Si mon geste a permis à Édouard Mendy de rester dans les meilleures conditions, c’est positif. Toutefois, j’aurais préféré que cela n’arrive jamais. Bien que cela puisse paraître folklorique ou amusant pour certains, ma sécurité personnelle a été mise en cause, et cela ne devrait pas se produire sur un terrain. »