Le Bénin engage une transformation radicale de son système foncier. Les projets TERRA BÉNIN et PPMEC II, officiellement lancés à Cotonou, marquent une étape décisive dans la fin des litiges liés aux terres et dans la sécurisation des propriétés. Objectif : enregistrer 1,5 million de parcelles et délivrer un million de certificats d’enregistrement d’ici 2026.
Un cadastre moderne pour mettre fin à l’incertitude foncière
La modernisation du cadastre béninois n’est pas qu’une amélioration administrative. Elle représente une rupture avec un système où l’insécurité des titres, les ventes multiples et les conflits familiaux rythmaient trop souvent la gestion des terres. Avec TERRA BÉNIN et PPMEC II, l’État ambitionne de passer d’une logique de dispersion des informations à un dispositif centralisé, transparent et fiable.
Chaque propriétaire pourra désormais s’appuyer sur un titre foncier incontestable. Les risques de spoliation ou d’occupation irrégulière reculeront, offrant une sécurité juridique inédite aux citoyens et aux investisseurs.
1,5 Million de parcelles à inscrire : un défi chiffré et réaliste
Le projet TERRA BÉNIN affiche des objectifs concrets : l’inscription de 1,5 million de parcelles au cadastre et la délivrance d’au moins un million de certificats d’enregistrement. Ces chiffres ne sont pas anodins. Ils reflètent une volonté de couvrir l’ensemble du territoire national, en s’appuyant sur des technologies de géolocalisation et de numérisation des données.
- Un cadastre fiable : localisations précises, limites clairement définies, statuts juridiques vérifiables.
- Des transactions sécurisées : fin des ventes multiples ou des litiges successoraux grâce à un registre unique.
- Une administration allégée : réduction des délais et des coûts pour les démarches foncières.
Sécurité foncière : le levier économique que le Bénin attendait
L’insécurité foncière freine depuis des décennies les investissements. Entrepreneurs, promoteurs et particuliers hésitaient à s’engager sur des terrains dont la propriété était contestée ou mal documentée. Avec cette réforme, le Bénin lève un verrou majeur pour stimuler l’immobilier, les infrastructures et l’agriculture.
Un cadastre performant facilite aussi l’aménagement du territoire. L’État peut désormais planifier l’extension des villes, installer des infrastructures et optimiser l’utilisation des sols avec une vision claire et actualisée.
Vers une gestion foncière sans improvisation
Plus de zones grises, plus de titres fantômes, plus de litiges prolongés. L’ambition des deux projets s’articule autour de trois piliers :
- La centralisation des données : toutes les informations foncières accessibles en un seul endroit.
- La transparence : accès public aux registres, traçabilité des transactions, réduction des risques de corruption.
- La protection des droits : mécanismes de recours renforcés pour les propriétaires lésés.
Objectif affiché : remplacer l’improvisation par une gestion rigoureuse, où chaque parcelles est identifiée, enregistrée et protégée.
Un investissement pour l’avenir du pays
Sécuriser le foncier, c’est bien plus que moderniser une administration. C’est consolider les droits des citoyens, attirer les investissements et préparer le terrain pour un développement durable. Le Bénin ne se contente pas de numériser ses titres de propriété. Il pose les bases juridiques et économiques d’un État plus stable, plus attractif et plus juste.
Avec TERRA BÉNIN et PPMEC II, le pays entame une mutation profonde. La question n’est plus de savoir si cette révolution cadastrale aura lieu… mais quand ses effets se feront sentir par l’ensemble de la population.