
Après le Maroc, la Côte d’Ivoire pourrait devenir le deuxième pays africain à disposer d’un train à grande vitesse. Le gouvernement ivoirien projette en effet une ligne de 640 km entre Abidjan, capitale économique, et Yamoussoukro, capitale politique, permettant de relier les deux villes en 45 minutes, contre près de 3 heures actuellement par la route. Le TGV poursuivrait ensuite vers le nord, desservant Bouaké, Korhogo et Ferkessédougou.
Le projet est encore en phase d’études de faisabilité et de financement. Il vise à renforcer l’attractivité de Yamoussoukro et à désengorger Abidjan, où le coût du logement est élevé. Sur place, le TGV est vu comme un atout si le pays se porte candidat à l’organisation de la Coupe du monde de football en 2038, même si ses chances sont faibles, le Maroc étant déjà pays hôte en Afrique en 2030.
Favoriser le développement économique grâce aux transports
Dans le cadre d’un vaste plan de soutien à la croissance économique de 175 milliards d’euros, le gouvernement du Premier ministre Robert Beugré Mambé a intégré ce TGV dans le Programme national de développement 2026-2030. D’autres projets sont prévus : le nouveau métro d’Abidjan pour 2029, des routes, un millier de kilomètres d’autoroute, et deux aéroports à San Pedro et Bondoukou. Le président Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, veut faire de ces infrastructures des symboles de la modernisation du pays.