COVACC : les dangers de l’hivernage 2026 pour les éleveurs nigériens

COVACC : les dangers de l’hivernage 2026 pour les éleveurs nigériens

Alors que l’hivernage 2026 approche, le Niger se prépare à affronter des risques climatiques majeurs. Le COVACC alerte les communautés pastorales sur les menaces pesant sur le bétail et les infrastructures, avec des prévisions de pluies excédentaires dans la bande agropastorale.

Le Centre Opérationnel de Veille, d’Alerte et de Conduite de Crises (COVACC), placé sous l’égide du ministère de l’Intérieur nigérien, a lancé un appel solennel aux populations, notamment aux éleveurs, pour les sensibiliser aux risques liés à l’hivernage 2026. Selon les prévisions de la Direction nationale de la météorologie, la saison des pluies devrait être marquée par des précipitations « normales à excédentaires », avec des épisodes de vents violents susceptibles d’occasionner des pertes de cheptel et des dégâts matériels.

Des risques climatiques accrus pour le bétail et les infrastructures

Le COVACC souligne que les premières pluies s’accompagnent souvent de vents destructeurs, particulièrement dangereux pour les animaux déjà affaiblis par la période de soudure. Les troupeaux, exposés à ces intempéries, deviennent davantage vulnérables aux accidents et aux pertes massives. Parallèlement, les infrastructures communautaires subissent des dégâts importants : toitures arrachées, effondrements de bâtiments en banco et destruction d’équipements publics sont régulièrement observés en début de saison pluvieuse.

Des dégâts déjà recensés en mai 2026

Les statistiques de la Direction générale de la protection civile (DGPC) révèlent que plusieurs localités ont déjà subi les conséquences des intempéries. À Allakaye, dans le département de Bouza (région de Tahoua), des vents violents ont endommagé un bloc de trois salles de classe, une salle en banco et un mur de Centre de santé intégré (CSI). Dans la région de Dosso, à Dankassari, les dégâts incluent la destruction de deux salles de classe, d’un magasin, de six lampadaires et de cinq poteaux électriques.

Des consignes de prévention pour limiter les pertes

Face à ces risques, le COVACC insiste sur l’importance de la vigilance et de la prévention. Les populations sont invitées à suivre régulièrement les bulletins météorologiques et les alertes émises par les services compétents. Les éleveurs doivent mettre leur bétail à l’abri pendant les épisodes de vents violents et éviter les zones exposées aux ruissellements. Il leur est également recommandé de ne pas conduire les troupeaux dans les koris ou les cours d’eau asséchés, qui peuvent rapidement se transformer en torrents dangereux.

Le centre de veille appelle aussi à éviter les passages empruntés par les eaux de ruissellement et à signaler sans délai tout incident aux autorités locales afin d’accélérer les interventions.

Un enjeu économique et social de taille

Au Niger, où l’élevage constitue un pilier économique et un moyen de subsistance pour des millions de familles, l’hivernage représente à la fois une période d’espoir et de vulnérabilité. Entre l’amélioration des pâturages et les risques climatiques, les autorités cherchent à renforcer les mécanismes d’anticipation pour limiter l’impact des catastrophes naturelles sur les populations rurales, déjà éprouvées par des défis sécuritaires et économiques.

À l’aube de l’hivernage 2026, le message du COVACC est sans ambiguïté : la prévention reste la clé pour faire face aux aléas climatiques. Pour les éleveurs nigériens, cette saison des pluies pourrait tout autant revitaliser les pâturages que menacer des années d’efforts et de survie pastorale.

COVACC : les dangers de l’hivernage 2026 pour les éleveurs nigériens
Scroll to top