Crise politique au Sénégal : la démission du président de l’Assemblée nationale fait trembler le pouvoir
Une nouvelle secousse agite le paysage politique sénégalais. El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, a annoncé sa démission, deux jours seulement après le limogeage d’Ousmane Sonko par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.
Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, El Malick Ndiaye a évoqué un « choix personnel » motivé par « l’intérêt supérieur de la Nation », sans fournir de détails supplémentaires. Cette décision intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par une profonde crise politique.
Vers une nouvelle configuration à l’Assemblée nationale ?
La démission de Ndiaye laisse entrevoir une éventuelle accession d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée. Ce dernier, figure centrale du Pastef, conserve une influence majeure au sein de l’hémicycle. Son parti détient en effet 130 sièges sur les 165 que compte l’Assemblée depuis les législatives de novembre 2024.
Rappelons qu’Ousmane Sonko, initialement candidat à la présidentielle de 2024, en avait été écarté en raison d’une condamnation judiciaire. Il avait alors soutenu la candidature de Bassirou Diomaye Faye avec le slogan « Diomaye Moy Sonko », qui avait porté le nouveau président au pouvoir.
Un pouvoir fragilisé et des questions sur l’avenir
Les tensions entre les deux hommes s’étaient intensifiées ces derniers mois, jusqu’à aboutir à une rupture officielle vendredi. Cette crise interne soulève désormais des interrogations sur la capacité du président Faye à mener à bien ses réformes, dans un contexte économique déjà difficile pour le pays.
Les prochains jours s’annoncent décisifs pour le gouvernement sénégalais, alors que la stabilité politique semble plus que jamais menacée.