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Crise politique au Sénégal : le pastef sous tension après les démissions en cascade

secousses politiques au Sénégal : les démissions au pastef révélatrices d'une fracture

Les départs répétés de figures majeures au sein du mouvement Pastef, autrefois solidement ancré dans le paysage politique sénégalais, dessinent aujourd’hui les contours d’une crise profonde. Une situation qui interroge sur l’avenir de cette formation politique et de ses dirigeants.

Ce qui n’était qu’une série de démissions isolées il y a encore quelques semaines s’est transformé en une hémorragie sans précédent. Des cadres historiques aux jeunes pousses du parti, en passant par des responsables d’agences publiques : la liste des démissionnaires de Pastef s’allonge chaque jour. Derrière ce phénomène, une vérité émerge avec de plus en plus de force : l’inévitable fracture entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko.

Ensemble portés au pouvoir lors de l’alternance historique de mars 2024, ces deux hommes incarnaient jusqu’ici l’unité du régime. Pourtant, leur alliance, présentée comme le symbole d’un nouveau départ pour le Sénégal, a volé en éclats avec le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature en mai 2026. Cet événement a marqué l’apogée d’un désaccord larvé qui couvait depuis des mois entre la Présidence et la Primature. Bien qu’ayant conservé la présidence du parti, Ousmane Sonko a vu Bassirou Diomaye Faye reprendre progressivement le contrôle de l’appareil d’État.

L’un des signes les plus marquants de cette rupture a été la démission du ministre Moussa Bala Fofana, reconduit à trois reprises à la tête du ministère de l’Urbanisme. Cette décision est intervenue quelques jours après qu’Ousmane Sonko ait publiquement Pointé du doigt certains ministres pour leur manque de fidélité aux orientations du parti. Moussa Bala Fofana a alors affirmé avoir agi de sa propre initiative, sans consigne de la Présidence, tout en témoignant un respect sans faille à son ancien mentor.

Une révision constitutionnelle qui a précipité la rupture

Le 3 juillet, le président Faye a franchi une étape décisive en annonçant la création d’un nouveau parti présidentiel à vocation unificatrice. Cette initiative a achevé de confirmer ce que beaucoup pressentaient : la rupture entre la Présidence et le parti fondateur est désormais consommée. Sur le terrain, la coalition « Diomaye Président » s’active pour structurer les ralliements autour de cette nouvelle entité politique.

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