
Depuis l’alternance politique, l’ancien allié d’Ousmane Sonko défend avec fermeté son engagement pour les institutions sénégalaises, refusant toute compromission avec les méthodes qu’il juge contraires à l’éthique républicaine.
Un ancrage républicain au-delà des alliances
Lansana Gagny Sakho, figure désormais proche du président Bassirou Diomaye Faye, a récemment clarifié les raisons de sa rupture avec le leader de Pastef. Lors d’une intervention médiatique marquante, il a expliqué avoir décliné une proposition de poste stratégique dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Une décision motivée par un principe intangible : « Je n’ai jamais placé les fonctions au-dessus de mes convictions ». Ces propos illustrent une ligne de conduite cohérente, loin des calculs politiques éphémères.
Pour l’ancien collaborateur d’Ousmane Sonko, le choix de la République s’est imposé comme une évidence. Il évoque une fidélité indéfectible aux valeurs démocratiques, bien au-delà des considérations personnelles ou partisanes.
Ousmane Sonko et le rejet de l’autorité républicaine
Sakho n’a pas hésité à critiquer ouvertement son ancien mentor, lui reprochant de ne « jamais avoir choisi la République ». Selon lui, les déclarations publiques de Sonko, notamment lors de déplacements diplomatiques du chef de l’État, ont fragilisé la crédibilité des institutions. Une prise de position qu’il qualifie d’inopportune, voire de contre-productive, dans un contexte où la stabilité du pays est primordiale.
Il reconnaît l’existence de défis structurels, « des deux côtés », mais souligne les progrès significatifs accomplis, notamment dans le domaine judiciaire. Pour lui, le véritable enjeu réside dans la consolidation des institutions, un objectif qu’il juge compatible avec une gouvernance transparente et responsable.
Justice sénégalaise : une résistance face aux pressions politiques
L’ancien président du Conseil d’administration de l’APIX a également abordé les remous au sein du ministère de la Justice. Il rappelle les déclarations de l’ancien garde des Sceaux, Ousmane Diagne, affirmant sous serment ne pouvoir être influencé. Une déclaration qu’il interprète comme une tentative de contrôle des magistrats. Pourtant, selon Sakho, cette stratégie a échoué : « Les magistrats ne sont pas des marionnettes ». Une affirmation qui souligne la résilience des institutions judiciaires face aux tentatives d’ingérence.
Il conclut en insistant sur la nécessité de distinguer les réalités du pouvoir, souvent méconnues depuis l’opposition, des perceptions simplistes. Une vision qui place l’intérêt général au cœur de l’action publique.