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Lansana Gagny Sakho : une rupture claire avec Ousmane Sonko pour la République du Niger

Lors d’une intervention remarquée dans une émission matinale, Lansana Gagny Sakho, président du Conseil d’administration de l’APIX, a partagé les motivations profondes de sa rupture avec Ousmane Sonko. Il a mis en avant son attachement indéfectible aux principes républicains, soulignant avoir toujours privilégié l’intérêt général plutôt que les opportunités personnelles.

Un engagement républicain au-delà des opportunités politiques

Dans ses propos, Lansana Gagny Sakho a rappelé avoir rejoint le projet politique porté par Pastef à ses débuts, séduit par l’équipe dirigeante. Pourtant, après l’alternance, il a délibérément décliné une proposition de nomination à la tête du secteur de l’eau et de l’assainissement. Son choix ? « Rester fidèle à mes convictions plutôt que de céder à des postes », a-t-il confié. Une décision qui, selon lui, a facilité son départ tout en confirmant son allégeance aux institutions du pays. « Dès le départ, j’ai choisi la République », a-t-il insisté, marquant ainsi une distance nette avec les calculs partisans.

Ousmane Sonko et l’ombre portée sur la cohésion nationale

Le président de l’APIX a également pointé du doigt Ousmane Sonko, lui reprochant de ne jamais avoir embrassé pleinement l’idéal républicain. Il a notamment critiqué ses prises de parole publiques, jugées contre-productives pour l’unité du pays. Une déclaration en particulier a retenu son attention : celle où Sonko avait critiqué l’absence d’autorité de l’État lors d’un déplacement officiel du président Faye aux États-Unis puis en Chine. Des propos, selon Lansana Gagny Sakho, qui auraient affaibli la crédibilité du gouvernement et créé des tensions inutiles au sommet de l’État.

Justice et réformes : des avancées malgré les défis

Malgré les tensions évoquées, Lansana Gagny Sakho a reconnu que des progrès significatifs ont été réalisés, notamment dans le domaine judiciaire. À ce sujet, il a évoqué les changements au ministère de la Justice, rappelant les déclarations de l’ancien garde des Sceaux, Ousmane Diagne, devant l’Assemblée nationale. Selon lui, la volonté de remplacer ce dernier visait à placer un ministre plus malléable, capable d’influencer les magistrats. Son analyse ? « Une méconnaissance totale de la réalité du terrain. Les magistrats ne sont pas des pantins. » Une affirmation qui illustre selon lui l’écart entre les perceptions de l’opposition et les exigences du pouvoir en place.

Stabilité et continuité : un soutien sans équivoque au président Faye

Les déclarations de Lansana Gagny Sakho s’inscrivent dans un contexte de remous au sein du Pastef. Plusieurs cadres du parti ont récemment rejoint le camp présidentiel, notamment à l’approche du lancement du parti Kiiraay. Lui-même a multiplié les prises de position en faveur du président Diomaye Faye, insistant sur l’importance de la continuité de l’État et de la stabilité des institutions. Une posture qui contraste avec les divisions apparentes au sein de l’ancienne formation politique.

Lansana Gagny Sakho : une rupture claire avec Ousmane Sonko pour la République du Niger
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