Le club de Côme, qualifié pour la première fois de son histoire en Ligue des champions, pourrait bien devoir affronter un défi inattendu : l’inscription d’un effectif réduit sur la feuille de match. Selon les règles strictes de l’UEFA, seuls 16 à 17 joueurs pourraient être retenus, en raison du manque de joueurs formés localement dans l’équipe. Une contrainte qui risque de compliquer la tâche de Cesc Fàbregas, dont la stratégie de recrutement s’est jusqu’ici concentrée sur des profils internationaux.
Pour rappel, le règlement de l’UEFA, via l’article 31, limite à 17 le nombre de joueurs non formés dans le pays hôte. Les huit places restantes doivent obligatoirement être attribuées à des joueurs issus des centres de formation locaux. Une règle qui place Côme dans une position délicate, faute d’infrastructures adaptées pour former suffisamment de talents locaux en un temps record.
Un recrutement international en contradiction avec les règles
Lors d’une conférence de presse en juillet dernier, l’entraîneur espagnol n’a pas caché son inquiétude : « Les limites imposées par l’UEFA nous obligent à revoir notre effectif. Sans centre de formation opérationnel, nous allons devoir composer avec seulement 16 ou 17 joueurs en Ligue des champions. C’est un processus qui demande du temps, bien plus que deux ou trois saisons. » Une situation paradoxale pour un club qui affiche la deuxième moyenne d’âge la plus jeune de Serie A (26 ans), signe d’une politique ambitieuse mais coûteuse en termes de formation.
Quelles solutions pour Côme ?
Avec cinq recrues cet été, dont une seule d’origine italienne (Mattia Liberali, en provenance de Catanzaro pour six millions d’euros), Côme a tenté de renforcer son effectif. Cependant, pour se conformer aux exigences de l’UEFA, le club pourrait devoir revoir sa stratégie en urgence. Une piste envisagée ? Promouvoir davantage de jeunes talents issus de son académies, comme Riccardo Cassano, milieu prometteur déjà intégré à l’équipe professionnelle lors de déplacements en Serie A la saison passée. Son potentiel a d’ailleurs attiré l’attention de plusieurs recruteurs européens.
Une autre solution réside dans la montée en première division de l’équipe réserve, qui pourrait fournir des joueurs éligibles pour la compétition. Mais cette option reste incertaine et dépendra des performances des jeunes lors des prochains mois. Dans tous les cas, Côme devra faire preuve d’adaptabilité pour concrétiser son rêve européen sans se heurter aux contraintes réglementaires.