manifestations féministes à Dakar pour exiger la fin des féminicides

Une poignée de militant·e·s s’est rassemblé·e·s ce dimanche après-midi dans les rues de Dakar pour alerter sur l’urgence d’agir contre les féminicides. Leur message : le silence des autorités ne doit plus durer. Sous des banderoles aux slogans percutants comme *« Le silence, ça suffit ! »* ou *« La mort ne vous appartient pas ! »*, les manifestantes ont marqué les esprits.
Parmi elles, Aminata Libain Mbengue, porte-parole du mouvement, a vivement critiqué l’inertie de l’État. *« Même le président de la République a annoncé à la fin décembre des mesures concrètes pour lutter contre les féminicides. Pourtant, aujourd’hui, nous attendons toujours. Combien de femmes et de filles devront encore périr avant que le gouvernement sénégalais ne prenne enfin ses responsabilités ? »*, s’indigne-t-elle.
Elle rappelle que chaque féminicide devrait déclencher une réaction immédiate des autorités. *« Un bébé de deux ans violé et assassiné par trois hommes ne mérite pas un simple fait divers dans la presse. Où est le communiqué du ministère de la Famille et des Solidarités ? C’est une honte ! À chaque meurtre de femme ou de fille, l’État doit agir avec fermeté. Reconnaître le féminicide dans le code pénal est une priorité. La vie des femmes ne peut plus attendre. »*
Un appel pressant à l’action gouvernementale
Les féministes dénoncent un fléau devenu banal, souvent relégué au rang d’actualité secondaire. Pour elles, chaque féminicide doit être traité comme une crise nationale. *« Le gouvernement a le devoir de protéger les femmes et les filles de ce pays. Il est temps d’inscrire le féminicide dans le code pénal et de mettre en place des politiques publiques ambitieuses. Les vies des femmes comptent. »*
Après quelques minutes de mobilisation, les manifestantes ont quitté les lieux avec une promesse claire : chaque nouveau féminicide devra être suivi d’une manifestation jusqu’à ce que l’État agisse enfin.