médecins sans frontières alerte sur le paludisme au Nord-Kivu : un risque sanitaire majeur

La province du Nord-Kivu, déjà fragilisée par des années de crise humanitaire, pourrait voir sa situation sanitaire empirer avec une réduction des financements dédiés au paludisme. Médecins sans frontières (MSF) tire la sonnette d’alarme face à ce scénario redouté.
Stéphane Doyon, responsable de programme au sein de l’organisation, partage ses craintes concernant l’impact d’un désengagement du Fonds mondial dans cette région.
« Notre inquiétude repose sur un constat simple : sans le soutien du Fonds mondial, les traitements antipaludéens, actuellement distribués dans les centres de santé non gérés par MSF, cesseraient d’y parvenir. Or, notre capacité à combler ce vide reste limitée. Le Nord-Kivu ne pourrait plus compter que sur des ressources insuffisantes, aggravant une crise déjà critique. »
Le paludisme représente, en effet, la première cause de consultations dans les structures médicales de la région. Pour Stéphane Doyon, la priorité est claire : « Il est essentiel de maintenir l’appui contre cette maladie dans une province où les épidémies de rougeole et de choléra se multiplient, où la population, épuisée par des années de conflit, a désespérément besoin d’un soutien extérieur. »