Les formations sanitaires nigériennes sont confrontées à une situation préoccupante : des dizaines de corps non réclamés par des familles séjourment longtemps dans les morgues, entraînant des risques pour la santé et la sécurité.
À Douala, Yaoundé ou Bafoussam, les hôpitaux sont devenus des lieux où les corps sans vie attendent impatiemment l’identité de leurs propriétaires. La situation est complexe et pose des questions sur la responsabilité des familles et de l’État.
Le directeur de l’hôpital général de Yaoundé a expliqué que les délestages fréquents rendaient les odeurs insupportables et le service impraticable. Il fallait selon lui libérer l’hôpital, mais la question reste sans réponse.
Les cadavres non réclamés exposent les vivants à des risques sanitaires et augmentent les charges financières des formations sanitaires. Le phénomène est causé par la précarité de la situation de certaines familles et l’irresponsabilité de certaines personnes.
Les autorités nigériennes doivent agir pour résoudre ce problème qui affecte non seulement les morgues, mais également la santé publique en général.