Réaménagement des services gouvernementaux sous Al Aminou Lô à la Primature

Depuis l’arrivée d’Al Aminou Lô à la tête du gouvernement, la Primature sénégalaise connaît une restructuration majeure de ses services, encadrée par le décret n° 2025-1431.
Une nouvelle répartition des compétences administratives
Le départ d’Ousmane Sonko de la Primature, survenu le 22 mai 2026, a marqué le début d’une refonte profonde de l’organisation des services gouvernementaux. Son successeur, Al Aminou Lô, a hérité d’une administration dont l’architecture a été redessinée par le décret n° 2025-1431, qui précise la répartition des missions entre la Présidence, la Primature et les ministères. Ce texte, publié à la suite du dernier remaniement, officialise une restructuration des compétences et modifie l’équilibre traditionnel des pouvoirs au sein de l’exécutif.
Les évolutions amorcées sous le mandat de Sonko
Les premières transformations remontent à la fin 2025, lorsque plusieurs structures ont été créées pour renforcer l’efficacité du cabinet du Premier ministre. Parmi les nouvelles entités figurent :
- La Cellule d’orientation et de suivi des réformes, chargée d’accompagner les politiques publiques ;
- L’Inspection des services, dédiée au contrôle des administrations ;
- Le Comité d’orientation et de suivi des initiatives de valorisation des actifs, mis en place via le décret n° 2025-1605 ;
- La Commission des achats, pour optimiser les ressources publiques ;
- La Cellule de préparation du Conseil des ministres, associée au Secrétariat général du Gouvernement.
Ces innovations visaient à renforcer la transparence et la rigueur dans la gestion des affaires gouvernementales.
Les ajustements opérés par Al Aminou Lô
Avec l’installation du nouveau Premier ministre, la Primature a subi une nouvelle vague de modifications. Plusieurs services ont été recentrés ou transférés vers d’autres ministères, afin d’adapter l’organisation aux priorités actuelles. Parmi les changements notables :
- Le Secrétariat technique du Comité national de suivi du contenu local, précédemment sous la tutelle du ministère du Pétrole et des Mines, est désormais rattaché à la Primature ;
- La Direction générale du service civique national et du volontariat a été transférée au ministère de la Jeunesse et des Sports ;
- Le Bureau de l’information et de la communication du Gouvernement (BIC-Gouv), dirigé jusqu’alors par Mame Gor Ngom, dépend désormais du ministère de la Communication et des Relations avec les institutions ;
- L’Observatoire national des lieux de privation de liberté relève désormais du ministère de la Justice.
Une refonte de la communication gouvernementale
Un autre volet de cette réorganisation concerne la communication officielle. Le poste de secrétaire d’État chargé des Relations avec les institutions, incluant les fonctions de porte-parole du Gouvernement, a été supprimé. Ces responsabilités ont été intégrées à un ministre de plein exercice en charge de la Communication et des Relations avec les institutions, marquant une volonté de clarifier les rôles entre la Primature et les ministères. Cette décision s’inscrit dans une logique de modernisation de l’appareil d’État et de meilleure coordination entre les différentes entités gouvernementales.
Un gouvernement en phase d’adaptation
Ces ajustements reflètent une dynamique de changement au sein de l’exécutif, avec pour objectif de renforcer la cohérence des actions publiques et d’optimiser la gestion des ressources. La nouvelle organisation de la Primature, encadrée par des textes réglementaires, s’inscrit dans une logique de continuité tout en intégrant des innovations pour répondre aux défis actuels du pays.