Gaya, 5 juin 2026 — La commune urbaine de Gaya a officiellement lancé, ce matin, les travaux de réhabilitation de 500 hectares de terres pastorales dégradées. Ce projet, porté par le Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle (PIDUREM), s’amorce sur deux sites emblématiques : Gaya et Tara. Dès l’aube, le préfet du département de Gaya a présidé la cérémonie d’ouverture, marquant le début des opérations par des gestes symboliques.
Autour de lui, une assemblée représentative attendait : l’administrateur délégué de la commune, le secrétaire général de la préfecture, le représentant du chef de canton, le coordonnateur régional du PIDUREM et son équipe, ainsi que le Directeur régional adjoint de l’Environnement de Dosso et le directeur départemental de l’Environnement. Les ONG partenaires, le chef du village de Tara et une partie de la population locale étaient également présents pour marquer leur soutien à cette initiative.

Sauvegarder les espaces pastoraux et renforcer leur durabilité
Ce chantier, financé par le PIDUREM, a pour objectif principal de redonner vie à des zones pastorales fortement dégradées. Les aménagements prévus incluent des mesures de reboisement, des dispositifs anti-érosion pour lutter contre les effets du vent et de la pluie, ainsi que la construction de structures de contournement et la réhabilitation des pistes d’accès. Ces travaux permettront non seulement de protéger les sols, mais aussi d’améliorer la capacité d’accueil des terrains pour le bétail, tout en facilitant la surveillance et l’exploitation pastorale.

Un projet clé pour la résilience climatique et l’économie locale
Les autorités locales soulignent que ces aménagements joueront un rôle central dans la résilience des communautés face aux défis climatiques. Le coordonnateur régional du PIDUREM a précisé que les travaux généreront des emplois temporaires pour les habitants des zones concernées, offrant ainsi des retombées économiques immédiates. Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large visant à limiter la dégradation des terres, à renforcer la sécurité alimentaire et à apaiser les tensions entre agriculteurs et éleveurs.
Un suivi technique et environnemental rigoureux sera mis en place pour évaluer l’impact des aménagements et ajuster les pratiques en fonction des résultats obtenus.

Un engagement partagé pour des terres durables
Les bénéfices de ce projet toucheront en priorité les éleveurs et les ménages pastoraux des villages voisins, dont les parcours seront restaurés et sécurisés. Les ONG partenaires, associées à la mise en œuvre, organiseront des campagnes de sensibilisation pour promouvoir une gestion durable des terres et assurer l’entretien des infrastructures réalisées. Les travaux ont débuté sans délai, avec une première phase d’aménagement et de plantations prévue dans les semaines à venir. Des évaluations régulières et des rapports d’avancement seront établis pour garantir la transparence et conditionner les prochains financements.