Depuis 2012, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) assure le pilotage stratégique des interventions sanitaires au Mali. En 2025, le pays traverse une phase humanitaire extrêmement complexe, avec environ 6,4 millions de personnes — soit près de 28 % des habitants — nécessitant une aide d’urgence.
Un déficit de financement critique pour la santé
Malgré l’ampleur des besoins, le plan de réponse humanitaire souffre d’un manque de ressources flagrant. Actuellement, seulement 8,5 % du budget global est financé, et ce chiffre chute à 6 % pour le seul domaine de la santé. Cette situation limite drastiquement la marge de manœuvre des acteurs sur le terrain pour offrir des soins vitaux.
Une aide ciblée pour les populations vulnérables de Gao, Mopti et Ségou
Pour répondre à cette urgence, la deuxième allocation de réserve du FHRAOC pour le Mali a été mobilisée. Ce financement est destiné en priorité aux populations déplacées fuyant l’insécurité et les violences armées, particulièrement dans les régions de Gao, Mopti et Ségou.
L’intégration de l’assistance sanitaire parmi les priorités de ce fonds résulte d’un plaidoyer actif de l’OMS. En s’appuyant sur des données précises concernant la vulnérabilité des communautés, l’organisation a démontré l’importance cruciale de sécuriser l’accès aux services de santé essentiels pour les plus démunis.